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Bien dans son assiette

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En semaine de 11 h à 12 h 
(en rediffusion à 19 h et le samedi à 6 h) 

Francis Reddy

Bien dans son assiette
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Art de vivre

L'impossible routine alimentaire des camionneurs

Le mercredi 20 janvier 2016

Le semi-remorque de Tommy Lepire
Le semi-remorque de Tommy Lepire     Photo : @tommylepire

Les routiers parcourent des centaines de kilomètres par jour. Se nourrir convenablement peut devenir un tour de force, compte tenu des contraintes de stationnement et de l'offre des restaurants sur la route. Francis Reddy parle à des professionnels de la route aux expériences différentes qui expliquent leur mode de vie du point de vue alimentaire.  
 
Sur les routes aux États-Unis, il y a les trucks-stops. Certains sont très achalandés, ce qui peut être un signe de la qualité de la nourriture qu'on y sert. Tommy Lepire, un routier qui travaille seul, dit que ce n'est pas toujours le cas. Il roule 30 jours consécutifs, jusqu'à 12 heures par jour, et reste 10 jours à la maison. Selon l'horaire de livraison, il mange en roulant, mais la loi américaine l'oblige à s'arrêter 30 minutes par jour. Même avec un réfrigérateur et un micro-ondes, il est difficile de bien manger. Des mets préparés congelés et les haltes routières sont ses seules options.  
 
Suzie Crousset travaille en duo avec son conjoint depuis une vingtaine d'années. Pour celle qui est surnommée « popote-truc », l'alimentation est une priorité : « Je ne voulais pas être dépendante de la restauration rapide, précise-t-elle. Je me suis organisée pour faire de la popote dans le camion. J'ai ma mijoteuse, un frigo, une table, un four et un BBQ. Ça ressemble à l'équipement d'un petit véhicule récréatif, c'est comme si j'étais en camping. » Avec son conjoint, Suzie Crousset revient à la maison pour des périodes de quatre jours, au cours desquels elle cuisine des mets préparés tels que des pâtés à la viande et des sauces, pour les voyages à venir. Ils ont choisi l'autonomie.  
 
André Hébert, de son côté, a eu des problèmes de santé, notamment d'obésité. Il a arrêté de travailler huit mois, a perdu 60 livres et a repris la route. Depuis, il est particulièrement soucieux de son alimentation : « J'essaie d'aller au restaurant le moins possible. » Malgré tous leurs voyages, les routiers sont des sédentaires. Ils travaillent de longues heures et ont des habitudes de vie loin d'être saines. Nombre d'entre eux sont affectés par des problèmes d'obésité et de diabète, et souffrent de maladies cardiovasculaires. 


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