#2a##5j##3# #5# La viande rouge et la charcuterie seraient cancérogènes | Bien dans son assiette | ICI Radio-Canada Première
Radio-Canada - zone Radio

Bien dans son assiette

Bien dans son assiette

En semaine de 11 h à 12 h 
(en rediffusion à 19 h) 

Francis Reddy

Bien dans son assiette
Logo Radio-Canada

Art de vivre

La viande rouge et la charcuterie seraient cancérogènes

Le lundi 26 octobre 2015

Trois pièces de viande de boeuf
Trois pièces de viande de boeuf     Photo : iStockphoto

Selon le chercheur Richard Béliveau, depuis une dizaine d'années les recherches confirment un lien direct entre la consommation de viande et le cancer. La nouveauté, c'est que la viande rouge et la viande transformée sont désormais classées dans la même catégorie que les fibres d'amiante, l'alcool et le tabac. Francis Reddy fait le point avec ce scientifique de renom. 
 
Selon un groupe d'experts internationaux composé de 22 experts provenant de 10 pays, mandaté par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé spécialisée sur le cancer, la viande rouge est « probablement cancérogène pour l'homme ». Les experts ont conclu que chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18 %.  
 
Les charcuteries qui contiennent des nitrites ont été identifiées comme cancérogènes. Lorsque l'on cuit la viande rouge à haute température, la partie carbonisée de la viande devient hautement cancérogène. Le chercheur conseille de mariner la viande pour la cuisson au barbecue. L'huile d'olive, le jus de citron, l'ail et les épices réduisent jusqu'à 80 % la formation des composantes cancérogènes. Le risque pour les mets mijotés est grandement réduit. 
 
L'industrialisation de l'élevage, qui a fait passer la nutrition animale du pâturage à la nutrition artificielle à base de soja et de maïs, a transformé les propriétés de la viande pour la rendre beaucoup moins saine. Selon Richard Béliveau, rien n'est irréversible. Il n'est jamais trop tard pour changer ses habitudes alimentaires.  
 
Richard Béliveau est docteur en biochimie, directeur du laboratoire de médecine moléculaire de l'Université du Québec à Montréal et directeur scientifique de la Chaire en prévention et traitement du cancer.  
 
Communiqué sur le site du CIRC >>


Créer un compte

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

19 août 2016

Le secret d'un punch bien réussi pour l'heure de l'apéro

18 août 2016

La tomate, reine de la cuisine

18 août 2016

Réfugiées syriennes : la cuisine comme outil d'intégration

17 août 2016

Des brasseurs qui sortent des sentiers battus

16 août 2016

Négliger l'heure du lunch : une bien mauvaise habitude

16 août 2016

Des richesses culinaires insoupçonnées dans nos champs et forêts