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Bien dans son assiette

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En semaine de 11 h à 12 h 
(en rediffusion à 19 h) 

Francis Reddy

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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 2 décembre 2015


Art de vivre

La nourriture, source de réconfort pour les réfugiés

Nourredine Belhocine, directeur de la Maison internationale de la Rive-Sud
Nourredine Belhocine, directeur de la Maison internationale de la Rive-Sud     Photo : Radio-Canada/Myriam Fimbry

Même si ce n'est pas la priorité absolue, le fait de retrouver des saveurs de son pays est une source un réconfort quand on arrive à l'étranger. Les réfugiés parrainés par le privé auront sans doute l'occasion de manger ce que leur famille d'accueil leur aura préparé. Les réfugiés qui seront pris en charge par l'État seront accueillis par des organismes sur le terrain, partenaires du ministère de l'Immigration. Myriam Fimbry s'est intéressée à ce qui sera mis en place pour les accueillir, et surtout pour les nourrir. 
 
En arrivant au pays, les réfugiés seront logés dans des hôtels ou d'autres centres d'hébergement temporaires. Au Québec, on compte 13 organismes responsables de l'accueil, un par région. À Montréal, il s'agit du Centre social d'aide aux immigrants, qui logera d'abord les réfugiés au YMCA. Ces derniers mangeront matin, midi et soir à la cafétéria, le temps qu'on leur trouve un endroit où habiter. 
 
Sur la Rive-Sud, c'est la Maison internationale de la Rive-Sud, à Brossard, situé au deuxième étage d'un centre commercial, qui accueillera les réfugiés syriens. Ce centre fait aussi de la francisation à temps plein et dispose donc de plusieurs salles de classe. Il s'agit d'une véritable tour de Babel, explique Myriam Fimbry. Elle est allée rencontrer son directeur, Nourredine Belhocine, lui-même un immigrant arrivé d'Algérie il y a 21 ans. 
 
Il raconte que ces nouveaux venus mangent très mal parce que le ministère leur donne des tickets de nourriture « prèt à acheter », échangeables dans des établissements comme Super C. Les réfugiés doivent y manger parfois midi et soir pendant plusieurs jours. Même si c'est mieux que dans les camps, l'adaptation est difficile.  

Accueil

La MIRS est un organisme d'action communautaire autonome. Elle a vu le jour en 1975 suite au regroupement de plusieurs associations ayant à coeur de satisfaire les besoins particuliers des nouveaux arrivants.

 
 

La crise des migrants | ICI.Radio-Canada.ca

Ils sont de plus en plus nombreux à risquer leur vie pour atteindre l'Europe, terre d'exil et d'espoir. Depuis janvier 2015, 300 000 migrants ont tenté la dangereuse traversée de la Méditerranée pour rejoindre l'Europe. Plus de 2500 d'entre eux ont péri dans le trajet.

 

Art de vivre

La terre arable est une richesse inestimable en péril

Des enfants puisent de l'eau d'un puits sur le site du lac asséché de Faguibine, près de Tombouctou, en Afrique.
Des enfants puisent de l'eau d'un puits sur le site du lac asséché de Faguibine, près de Tombouctou, en Afrique.     Photo : PHILIPPE DESMAZES

C'est à la fois une ressource exceptionnelle et une ressource d'une grande fragilité. Des dirigeants et des experts du monde entier sont réunis à Paris pour tenter de trouver des solutions pour mieux protéger la terre. Quand on parle de gaz à effet de serre, on est dans l'atmosphère terrestre, mais notre plus grande richesse terrestre, le sol, ne va pas toujours très bien. Notre chroniqueur Errol Duchaine nous ramène donc sur le plancher des vaches. 
 
Ce n'est pas le fait de la cultiver qui endommage la terre et l'épuise, c'est de la cultiver comme on le fait depuis trop longtemps, en la privant de matières organiques et en l'agressant avec des composés chimiques fabriqués par l'homme, avec des cultures intensives et une machinerie trop lourde qui compacte le sol. De plus, il y a l'érosion en raison des changements climatiques.  
 
Selon Laurence Roudart, une chercheuse de l'Université libre de Bruxelles, la surface actuellement utilisée par l'agriculture mondiale correspond à 1,5 milliard d'hectares (la surface totale du Canada est de 1 milliard d'hectares). Nous épuisons le sol de bien des façons et nous perdons de 10 à 12 millions d'hectares par année, plus ou moins la superficie totale de la Grèce. 
 
Depuis une quarantaine d'années, la surface globale cultivée sur terre n'a pas bougé. Nous défrichons chaque année, pour remplacer les terres perdues. Il reste 2,5 milliards d'hectares de terres arables disponibles, couvertes de forêt, nécessaire pour conserver la biodiversité de la planète, pour capter du carbone, pour retenir les terres, pour protéger les cours d'eau, etc. 
 
Pour faire face à l'avenir et nourrir 9 milliards d'humains en 2050, il faudra respecter plusieurs conditions : soutenir les agriculteurs pour le développement de ces nouvelles zones en culture, respecter les droits des Autochtones, adopter des pratiques durables pour s'assurer que ces terres sont conservées et non plus gaspillées. Si nous respectons toutes ces conditions, nous pourrons avoir assez de terres arables longtemps.

Art de vivre

L'alimentation pour la survie, mais aussi comme symbole culturel

Trois éditions différentes de l'essai de Louise O. Fresco, <em>Hamburgers au paradis</em>
Trois éditions différentes de l'essai de Louise O. Fresco, Hamburgers au paradis     Photo : twitter.com/LouiseOFresco

Chaque fois que nous regardons un mets, nous devons nous rendre compte que derrière, il y a une multitude de choix, d'idées, d'histoires, d'échec, de succès, et que ce n'est pas simple, historiquement et géographiquement, dit nous dit Louise O. Fresco, auteure de Hamburgers au paradis. « Peu de sujets suscitent autant d'idées contradictoires, de doutes et de passions que l'alimentation ». Elle est l'invité de Francis Reddy. 
 
Elle est l'ancienne directrice du Département d'agriculture de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la présidente depuis 2014 de l'Université de Wageningue aux Pays-Bas, spécialisée dans les sciences de la vie et les ressources naturelles. Dans son essai, Louise O. Fresco décortique tout ce qui touche à l'alimentation, que ce soit la grande histoire, dès la tentation d'Ève dans la Bible, l'agriculture d'aujourd'hui, les traditions, les aliments de base, les défis de la sécurité alimentaire, la biotechnologie, la révolution verte, etc.  
 
Ce livre nous pousse à réfléchir sur notre perception, notre façon d'agir et de nous nourrir. Les contradictions sont nombreuses dans le monde de l'alimentation. Viande, sucre, sel, culture intensive, épuisement des ressources, les sujets sont inépuisables. La formation scientifique de l'auteure lui permet d'avoir un regard objectif qui va au-delà des idéologies. « Le futur, c'est de regarder d'une façon pas trop idéologique : quels sont les bons éléments, quels sont les mauvais et comment on peut réunir ces approches. » Selon Louise O. Fresco, il faut parler d'une approche durable « tout en sachant qu'une approche est toujours un choix ». 
 
Hamburgers au paradis, de louise Fresco, Éditions Robert Laffont 

Hamburgers in Paradise by Louise O Fresco review - why we overeat

One of the paradoxes of modern eating is that we remain so entranced by abundance. In the affluent west, we are drowning in sugar and fat and yet we dream of more. In most of Europe and the US, there are now around 3,600 calories consumed for every person per day - more than a third more than we need.

 

Art de vivre

La place belle pour les vins québécois dans le Lapeyrie 2016

Le sommelier Philippe Lapeyrie et son guide <em>Le Lapeyrie 2016</em>
Le sommelier Philippe Lapeyrie et son guide Le Lapeyrie 2016     Photo : Radio-Canada/Michel Harvey

Pour une cinquième année, le sommelier Philippe Lapeyrie publie son guide des vins, Le Lapeyrie 2016. Cette année, 300 vins y sont répertoriés et commentés, et les vins québécois y occupent une place de choix. Francis Reddy reçoit le sommelier Philippe Lapeyrie. 
 
Le choix a été fait parmi 2000 vins qu'il a dégustés dans la dernière année avec son collaborateur, Mathieu St-Amour, sommelier à l'Échaudé à Québec. Il y a 125 coups de cœur et il y a pour chacun d'eux un deuxième vin dans la même lignée qui est proposé sur la page de droite. Ils ont aussi dégusté 225 vins et 135 cidres du Québec. Le guide propose donc une sélection des 10 meilleurs, vins rosés, mousseux et cidres du Québec. Le prix des vins est entre 10 $ et 115 $ la bouteille, mais 80 % du livre propose des vins en bas de 30 $. « C'est un peu ma marque de commerce de suggérer des bouteilles qui ont un bon rapport qualité-prix afin que tout le monde puisse avoir accès au plaisir de boire du vin. » 
 
Le Lapeyrie 2016, de Philippe Lapeyrie, Éditions de l'Homme

Art de vivre

Nourrir les réfugiés, les terres cultivables, Hamburgers au paradis, la chocolatière Geneviève Grandbois et le guide du vin Lapeyrie 2016

Trois éditions différentes de l'essai de Louise O. Fresco, <em>Hamburgers au paradis</em>
Trois éditions différentes de l'essai de Louise O. Fresco, Hamburgers au paradis     Photo : twitter.com/LouiseOFresco

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