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Bien dans son assiette

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En semaine de 11 h à 12 h 
(en rediffusion à 19 h) 

Francis Reddy

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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 15 juillet 2015


Art de vivre

Portrait du pionnier de la farine biologique au Québec

Robert Beauchemin, président de la Meunerie La Milanaise et des Moulins de Soulanges
Robert Beauchemin, président de la Meunerie La Milanaise et des Moulins de Soulanges     Photo : lamilanaise.com

Les produits biologiques ont la cote. Cependant, il y a quarante ans, ils étaient vus comme une idée un peu farfelue. Robert Beauchemin, président de La Meunerie Milanaise et des Moulins de Soulanges, en sait quelque chose, car c'est en 1976 qu'il a commencé à produire du blé biologique pour la consommation humaine. Sophie-Andrée Blondin le joint à Saint-Polycarpe dans la région de Vaudreuil, au sud-ouest de Montréal. 
 
L'ingénieur de formation a d'abord voulu relever le défi de réinventer la production agricole pour avoir un bilan énergétique plus positif. C'est dans les cultures de café de l'Angola, en Afrique, qu'il a été initié aux méthodes traditionnelles. De retour au pays, il a commencé par cultiver du blé biologique à la fin des années 70. Comme aucune institution financière ne croyait à son projet à l'époque, il a dû développer son autonomie et élargir ses compétences. 
 
Le défi de la culture biologique est de sécuriser l'approvisionnement, en qualité et en quantité. « Notre travail doit consister non seulement à fabriquer de la farine, mais aussi à accompagner les agriculteurs, à choisir des variétés, à voir aux meilleures pratiques agronomiques. » Au fil des ans, Robert Beauchemin a dû s'approvisionner auprès des marchés étrangers. Aujourd'hui, l'intérêt au Québec pour la culture biologique est croissant.  
 
Pour faciliter la transition de l'agriculture traditionnelle à l'agriculture biologique, il a fondé Les Moulins de Soulanges. Cette minoterie utilise des produits provenant de l'agriculture raisonnée, c'est-à-dire dont la méthode de production est respectueuse de l'environnement. 
 
 

Meunerie Les Moulins de Soulanges

Cette année, malgré un hiver particulièrement froid et long, 90% des terres ensemencées de blé d'automne ont connu une très bonne survie à l'hiver. Le blé d'automne offre plusieurs avantages aux agriculteurs tels que des rendements supérieurs de 25% au blé de printemps, une couverture des sols en hiver, une meilleure répartition des travaux printaniers, moins de fusariose et plus de paille.

 

Art de vivre

Des meules de pierre et d'acier pour une farine bio parfaite

Sac de farine de la Meunerie Milanaise
Sac de farine de la Meunerie Milanaise     Photo : Radio-Canada/Hélène Raymond

Hélène Raymond a eu droit à une visite guidée de la Meunerie Milanaise. Elle y a rencontré les meuniers, dont la tâche consiste à moudre les farines sur les meules de pierre et d'acier. Un travail de grande précision, dicté par les exigences d'un marché qui souhaite des farines de qualité constante, même si les grains sont différents, même si les mélanges changent, quelle que soit la saison.  
 
« Meunier, tu dors, ton moulin va trop vite, ton moulin va trop fort... » L'univers sonore des meuniers d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui des chansons pour enfants. En effet, il serait bien difficile de s'endormir dans le vacarme des installations contemporaines. Pour que le grain se transforme en farine, a constaté Hélène Raymond, il faut une fine connaissance de la biologie et de la chimie des céréales. 

Les meuniers ne dorment jamais à La Meunerie Milanaise Meunerie Milanaise, un des grands producteurs de farine...

Posted by Bien dans son assiette on mercredi 15 juillet 2015
 

Farine biologique: Meunerie Milanaise

 

Science et technologie

Des champignons pour améliorer la qualité de l'eau

Hubert Cabana, chercheur et le professeur de génie civil à l'Université de Sherbrooke
Hubert Cabana, chercheur et le professeur de génie civil à l'Université de Sherbrooke     Photo : Radio-Canada/Julien Lafille

L'eau potable d'un bon nombre de municipalités des Cantons-de-l'Est est contaminée, notamment par des pesticides provenant de l'intense activité agricole de la région. Une équipe de chercheurs de l'Université de Sherbrooke tente de mettre au point une méthode de filtration de l'eau à l'aide de champignons. Julien Lafille a rencontré le professeur de génie civil Hubert Cabana, qui est à la tête de l'équipe. 
 
Les Cantons-de-l'Est sont une grande région agricole. Le revers de la médaille, c'est que de nombreux contaminants se retrouvent dans les eaux du territoire. L'équipe de recherche, menée par Hubert Cabana, a passé sous la loupe l'eau de près d'une vingtaine de municipalités de la région, qui puisent surtout leur eau potable de la nappe phréatique, où la qualité de l'eau est normalement meilleure. Les chercheurs ont trouvé de nombreux contaminants, et tentent d'en déterminer la concentration. Ils tentent surtout d'améliorer la qualité de cette eau, grâce à des champignons qui ont la capacité de traiter les contaminants. 
 
La recherche se fait à partir du principe de la biotransformation. Les scientifiques utilisent les champignons qui poussent sur le bois, comme le pleurote, car ceux-ci ont la capacité de transformer une large gamme de contaminants grâce à la protéine (un enzyme) qu'ils sécrètent. « L'idée est de mettre en contact le champignon avec le contaminant. Il va croître dans le milieu contaminé. Il sécrète de façon naturelle des enzymes qui permettent une transformation des contaminants dans le milieu liquide », explique Hubert Cabana. Le chercheur espère appliquer à grande échelle les résultats de ses travaux d'ici une dizaine d'années.

Art de vivre

Le compostage, une solution environnementale dans les Caraïbes

Cour derrière des maisons de village en Jamaïque
Cour derrière des maisons de village en Jamaïque     Photo : iStock

En Jamaïque, le jardinage et l'agriculture artisanale font partie des traditions, ce qui n'est pas le cas de la gestion des ordures ménagères. Celles-ci représentent d'ailleurs un problème de pollution. Christine McDougall, une Canadienne résidant à Negril, dans l'ouest de l'île, propose d'utiliser le compostage à l'occidentale comme solution environnementale. 
 
De retour d'un périple de quatre mois en Jamaïque, Nicolas Pelletier s'est intéressé à la gestion des déchets domestiques dans un pays où la cueillette des ordures est désorganisée. Dans le cadre de son projet de maîtrise en biologie, la Québécoise Christine McDougall s'est penchée sur ce problème d'ordures résidentielles en proposant le compostage comme solution. Il l'a suivie une journée où elle faisait la tournée des participants pour aller constater la qualité du compost de chacun. 
 
Au début, elle voulait savoir si le compostage allait réduire le volume des ordures. Un autre objectif était de faire en sorte que les résidents ne brûlent pas leurs déchets, une pratique courante dans ces communautés. Étant donné que les Jamaïcains tentent de produire le plus possible leurs propres aliments afin de réduire leur dépendance aux supermarchés, le compostage s'impose, puisqu'il permet à la fois de produire un terreau fertile pour l'agriculture et de réduire la pollution par les déchets.

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