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Jacques Beauchamp

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Les meilleurs moments : Émission du mercredi 7 décembre 2016


Cinéma

En 1960, Godard ébranle le cinéma français avec À bout de souffle

Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans une scène du long métrage <em>À bout de souffle</em>, de Jean-Luc Godard, en 1960
Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans une scène du long métrage À bout de souffle, de Jean-Luc Godard, en 1960     Photo : Les Acacias

Considéré comme le film le plus emblématique de la nouvelle vague et comme l'une des oeuvres ayant le mieux capté l'état d'esprit de la jeunesse des années 60, À bout de souffle a été tourné par Jean-Luc Godard dans un climat d'extrême liberté. Regard sur un mythe cinématographique avec la critique Helen Faradji. 
 
« C'est le film le plus emblématique des années 60 en France », n'hésite pas à affirmer Helen Faradji. Sa fraîcheur, son innocence, sa brillante façon de capter les textures urbaines et de transmettre l'atmosphère de rébellion qui happait le Paris de l'époque ont hissé ce film au panthéon de la cinématographie mondiale. 
 
Godard, un bourgeois devenu cinéaste libre 
Né dans une famille très bourgeoise, de culture classique, Jean-Luc Godard n'est pas vraiment destiné à devenir un cinéaste avant-gardiste. Mais, dès l'enfance, il se différencie de ses frères et soeurs  : mauvais élève et grand sportif, il n'est pas fait pour le parcours académique classique. Jeune adulte, inscrit au programme d'anthropologie de la Sorbonne, il commence à écrire des scénarios de films et à fréquenter la Cinémathèque. Une vocation se dessine. 
 
Rapidement, il est embauché par les Cahiers du cinéma, où il développe un intérêt pour le cinéma américain et écrit notamment sur Hitchcock. Mais Godard étant foncièrement rebelle, il est écarté après avoir volé de l'argent dans la caisse des Cahiers. Le malheureux événement l'éloigne de la carrière de critique de cinéma, mais le rapproche de celle de cinéaste. Après un rocambolesque parcours le menant d'un boulot de caméraman pour la télévision suisse à un séjour en prison et à un emploi de manoeuvre sur un chantier de construction, il lance son premier court métrage documentaire et arrive à Paris déterminé à tourner de la fiction. 
 
À bout de souffle : un film de textures  
Godard aime raconter qu'il cherchait à faire avec À bout de souffle un film noir à l'américaine. Si la mince intrigue du film s'appuie en effet sur la cavale d'un jeune Marseillais débarqué à Paris après avoir commis le meurtre d'un policier, le film n'a finalement pas grand-chose d'un polar. Il est plutôt remarqué pour sa manière unique de capter l'air du temps. « On a l'impression qu'il est arrivé à véritablement figer son époque, dit Helen Faradji, à en capter l'essence pure. » 
 
 
 
La touche Godard se définit par un naturel dans les dialogues et par un rythme nerveux, qui apparaît neuf dans le cinéma français d'alors. C'est aussi l'une des premières fois qu'un long métrage montre autant la vie urbaine et capte l'ambiance de la rue. 
 
Autre innovation  : l'image de la féminité y est profondément renouvelée. En choisissant l'actrice américaine Jean Siberg comme tête d'affiche, Godard portraiture « la jeune femme libre des années 60 ». Fini le règne de l'actrice aux longs cheveux platine, façon Brigitte Bardot, et bienvenue au look légèrement androgyne, libre et anticonformiste.

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