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Société

La nuit où Khrouchtchev a osé critiquer Staline

Le vendredi 11 mars 2016

Nikita Khrouchtchev lors d’une conférence de presse à Londres le 27 avril 1956
Nikita Khrouchtchev lors d’une conférence de presse à Londres le 27 avril 1956     Photo : Getty Images/Topical Press Agency

En février 1956, lors d'une séance secrète du 20e congrès du Parti communiste de l'Union soviétique, Nikita Khrouchtchev a dévoilé les horreurs commises par Staline. Le secrétaire général du parti voulait miner la crédibilité de ses adversaires politiques, mais il ne se doutait pas que ses paroles marquaient un moment décisif. André Champagne raconte à Jacques Beauchamp en quoi ce discours a ébranlé Moscou et annoncé les événements de 1989-1991. 
 
Déboulonner la statue 
Joseph Staline est mort en 1953. Au congrès du parti qui a suivi, les délégués ne parlaient pas du père de l'URSS, mais du centre de l'univers. C'est dire comment la révélation de ce rapport sur les actes effrayants du dictateur trois ans plus tard paraissait invraisemblable. Khrouchtchev voulait faire croire que le communisme était fondamentalement bon, mais avait connu des dérapages à cause de la personnalité de Staline. 
 
 Khrouchtchev lors de son discours du 16 février 1956 au 20e congrès du Parti communiste de l'Union soviétique Khrouchtchev lors de son discours du 16 février 1956 au 20e congrès du Parti communiste de l'Union soviétique Photo : AFP/Getty Images

 
 
« La révolution d'octobre créa un mouvement communiste mondial. Le 20e congrès le détruisit. La dénonciation catégorique de Staline par Khrouchtchev détruisit les fondements de la solidarité mondiale des communistes avec Moscou. » - Eric Hobsbawm, historien cité par André Champagne 
 
La révolte gronde, mais est écrasée 
À la suite du congrès, des voix se sont élevées dans les rencontres du parti, mais sans réussir à changer le régime. À l'été 1956 en Pologne, des grèves ouvrières ont dénoncé le régime. L'histoire a surtout retenu les révoltes d'octobre 1956 en Hongrie. Comme l'armée hongroise appuyait les étudiants et les ouvriers, Moscou a envoyé ses chars. Il y a eu 20 000 morts. Malgré cette répression, il reste que le 20e congrès a annoncé les changements qui allaient survenir 30 ans plus tard.  


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