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Jacques Beauchamp

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Politique

La Conquête vue de Londres et de Paris

Le lundi 13 février 2017

Gravure de J. Hullett représentant la capture de Québec, le 13 septembre 1759, par les troupes britanniques du général James Wolfe.
Gravure de J. Hullett représentant la capture de Québec, le 13 septembre 1759, par les troupes britanniques du général James Wolfe.     Photo : Getty Images

On a beaucoup analysé l'angle local de la guerre de la Conquête (1754-1760), qui a mené à l'annexion de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. Toutefois, trop rarement s'est-on penché sur ce qu'en disaient les dirigeants français et britanniques restés sur le continent européen. L'historien Éric Bédard observe ce conflit majeur selon la vision de deux des principaux acteurs politiques de l'époque : Étienne-François de Choiseul, chef du gouvernement français sous Louis XV, et William Pitt, premier ministre de Grande-Bretagne, de 1756 à 1761 et de 1766 à 1768. 
 
« C'est quand même là, en Europe, où l'on tire les ficelles, note Éric Bédard. La guerre de la Conquête s'inscrit dans le contexte plus large de la guerre des Sept Ans, qui a vu de puissants empires s'affronter partout sur la planète. La Nouvelle-France est en quelque sorte au centre de cette guerre mondiale. » 
 
La guerre de la Conquête débute en 1754, et s'achève par la capitulation de Montréal, en 1760. Le point culminant est atteint en 1759, lors de la bataille des plaines d'Abraham, à Québec. Deux généraux perdent la vie lors de ce conflit armé qui comporte de nombreux risques : James Wolfe, du côté britannique, et Louis-Joseph de Montcalm du côté français. Les Britanniques s'en sortent vainqueurs. 
 
Cette bataille, que perd l'armée française, est d'une importance capitale pour les habitants de notre continent, mais elle est aussi essentielle sur le plan politique, militaire et commercial à l'échelle planétaire. 
 
De nombreux historiens ont relevé qu'après tout, la Nouvelle-France avait très peu d'intérêt aux yeux des Français. Elle coûtait cher et rapportait bien peu.


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