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Adélard Godbout et la loi de l'instruction publique obligatoire

Le mardi 8 novembre 2016

Une religieuse supervise une classe de maternelle dans une école située à Montréal en 1943.
Une religieuse supervise une classe de maternelle dans une école située à Montréal en 1943.     Photo : BAnQ/Conrad Poirier

Au Québec, la Loi sur l'instruction publique adoptée en 1943 a été un prélude à la création du ministère de l'Éducation dans les années 1960. L'historien Éric Bédard raconte à Jacques Beauchamp comment le premier ministre Adélard Godbout, un précurseur de la Révolution tranquille, a réussi à faire accepter cette loi cruciale pour le développement du système d'éducation au Québec. 
 
Une époque de réformes 
Adélard Godbout devient chef du Parti libéral du Québec en 1936, en remplacement de Louis-Alexandre Taschereau. Premier ministre du Québec de 1939 à 1944, il accorde le droit de vote aux femmes en 1940. Son gouvernement donne à la province son premier Code du travail en 1944. Il crée Hydro-Québec la même année. 
 
L'école rendue obligatoire jusqu'à 14 ans 
En 1943, lorsque le gouvernement libéral adopte la loi sur l'instruction obligatoire, les jeunes quittent l'école très tôt, soit à partir de 12 ou 13 ans. Cette loi impose la fréquentation de l'école jusqu'à 14 ans, âge limite porté à 15 ans en 1961, puis à 16 ans en 1988. Si l'enfant est retiré de l'école avant cet âge, les parents reçoivent une amende. La loi prévoit aussi l'abolition des frais de scolarité pour les étudiants du primaire, ce qui constitue un pas vers la gratuité scolaire. 
 
Le retard du Québec en éducation 
Le Québec est la dernière province canadienne à adopter une telle loi. Jusqu'à 1943, les gouvernements étaient réticents au financement massif de l'éducation. De plus, le clergé s'opposait à la mainmise de l'État sur ce domaine, craignant la diffusion d'idées libérales. À l'instar du Vatican, l'Église canadienne-française s'est finalement ralliée à l'idée d'obliger les élèves à fréquenter l'école.


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