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La Nouvelle-Orléans au 19e siècle : première ville française d'Amérique

Le mercredi 1 juin 2016

Une rue du Vieux carré français de La Nouvelle-Orléans
Une rue du Vieux carré français de La Nouvelle-Orléans     Photo : Library of Congress

Avec ses 170 000 habitants au milieu du 19e siècle, La Nouvelle-Orléans était la cinquième ville en importance aux États-Unis. On y trouvait plus de francophones qu'à Québec ou à Montréal. Marise Bachand, professeure d'histoire américaine à l'Université du Québec à Trois-Rivières, rappelle le passé oublié de La Nouvelle-Orléans et de la Louisiane. 
 
S'installer en Louisiane 
Fondée par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville en 1718, Le Nouvelle-Orléans a longtemps été une terre d'accueil où les arrivants de multiples origines s'assimilaient à la population créole française. Après le changement de gouvernance de la Louisiane en 1763 et son achat par les États-Unis en 1803, de nombreux Français ont continué à immigrer à La Nouvelle-Orléans. 
 
Une communauté dynamique 
À la veille de la guerre civile américaine, La Nouvelle-Orléans était une ville riche et prospère. De grandes fortunes issues des plantations de coton ou de l'industrie du sucre s'y étaient installées. Des journaux, des théâtres et une troupe d'opéra faisaient rayonner la culture française de la ville jusqu'au Canada. 
 
Au milieu du 19e siècle, les francophones formaient 40 % de la population de La Nouvelle-Orléans. Ils habitaient le Vieux carré français, le centre historique de la ville, et quelques faubourgs. L'interdiction de l'enseignement du français dans les écoles publiques à partir de la guerre civile a amené un déclin de cette population. 
 
Une population assimilée 
En 2000, moins de 5 % des Louisianais parlaient français. Aujourd'hui, La Nouvelle-Orléans, une ville de 350 000 habitants, met en valeur les vestiges de son passé français. Au fil des décennies, la petite bourgeoisie française a tenté de résister, sans grand succès, à l'assimilation linguistique. Les Cajuns, des Acadiens déportés de Nouvelle-Écosse, sont ceux qui ont le mieux réussi à conserver leur culture.


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