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Octave Crémazie : un poète amoureux de la patrie

Le mercredi 11 novembre 2015

Portrait d'Octave Crémazie
Portrait d'Octave Crémazie     Photo : Bibliothèque et Archives Canada/MIKAN 2904748

Octave Crémazie (1827-1879) est un personnage important de notre histoire parce qu'il est un pionnier de l'institution littéraire au Québec. Ses poèmes épiques ont été oubliés, mais sa correspondance avec l'abbé Casgrain pendant ses années d'exil en France a encore des échos aujourd'hui. Jacques Beauchamp en parle avec Éric Bédard. 
 
Octave Crémazie naît dans une famille modeste. Il ne termine pas ses études classiques et ouvre en 1844, à 17 ans, avec son frère, la première librairie de Québec. Il vend surtout des livres religieux, mais aussi des ouvrages de philosophie et de littérature, lui qui admire les écrivains romantiques, comme Chateaubriand, Lamartine et Musset. Sa librairie est un lieu de rencontre pour une certaine élite qui ne se reconnaît pas dans l'esprit clérical.  
 
Un poète épique 
En 1849, il publie son premier poème dans le journal Le Canadien. Il écrit des poèmes de circonstance, qui font référence aux événements récents. Son grand poème écrit en 1855, Le vieux soldat canadien est inspiré de la visite d'un bateau de guerre français que les gens voient comme une forme de retrouvailles, ce qui enflamme la plume de Crémazie : 
 
« [...] Le canon de la France a réveillé cette ombre,  
Qui vient, sortant soudain de sa demeure sombre,  
Saluer le drapeau si longtemps attendu. [...] » 
– Tiré du blogue Laurentiana 
 
L'exil en France 
La librairie d'Octave Crémazie fait faillite en 1862. Les circonstances sont nébuleuses, mais, chose certaine, le principal intéressé s'enfuit à Paris et s'y installe sous un autre nom, Jules Fontaine. Sa correspondance avec l'abbé Casgrain révèle une grande lucidité à propos de la place de la littérature canadienne en France. « Si notre langue avait été iroquoise ou huronne, constate-t-il, les Français auraient été plus attirés par nos écrits. » Éric Bédard conclut que ses propos sont encore de mise plus de 100 ans plus tard. 
 
Invité  
Éric Bédard est professeur de sciences politiques et d'histoire à la TÉLUQ et chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie de l'UQAM.


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