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Politique

La campagne référendaire de 1995

Le lundi 14 septembre 2015

Jacques Parizeau lors de son discours le soir du référendum sur la souvereaineté
Jacques Parizeau lors de son discours le soir du référendum sur la souvereaineté     Photo : PC/Ryan Remiorz

Cette phrase malheureuse du chef du Parti québécois reflète toute l'amertume du camp souverainiste après une campagne référendaire forte en émotions et dont le Québec sort divisé. L'historien Éric Bédard, alors jeune militant sonné par la défaite, se souvient du malaise qui a suivi cette déclaration au Palais des congrès de Montréal. Il est l'invité de Jacques Beauchamp. 
 
Les moments marquants selon Éric Bédard 
Printemps 1995 : L'appui au oui stagne à 40 %. « À quoi bon se démener? », se demandent les militants. 
 
Avril 1995 : Dans une entrevue à l'émission de Michel Lacombe à Radio-Canada, Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, estime que le référendum devrait porter sur la souveraineté-partenariat. Jacques Parizeau est furieux, mais la suite des événements révèle combien il est un fin stratège. 
 
12 juin 1995 : Entente pour créer le camp du changement, qui rallie les forces du Parti québécois de Jacques Parizeau, de l'ADQ de Mario Dumont et du Bloc québécois de Lucien Bouchard. 
 
7 octobre 1995 : En pleine campagne référendaire, Jacques Parizeau nomme Lucien Bouchard négociateur en chef auprès du Canada. Ce geste brillant et marqué par l'abnégation marque un virage important. 
 
27 octobre 1995 : À Montréal, les forces fédéralistes organisent le plus important rassemblement du non de la campagne référendaire sur la place du Canada. 
 
30 octobre 1995 : Avec une participation record de 93,52 %, le non l'emporte avec une faible majorité de 50,58 %. À peine 50 000 voix séparent les deux options. 
 
L'héritage du référendum 
Pour l'historien, c'est une occasion ratée pour le Québec et surtout, une perte quant à la perception du rôle de la politique. Ce n'est plus une façon de changer les choses, mais une façon de gérer.  
 
L'invité de l'émission 
Éric Bédard est professeur de sciences politiques et d'histoire à la TÉLUQ et chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie de l'UQAM.


EN COMPL�MENTHYPERLIEN - Années de ferveur : 1987-1995 d’Éric Bédard aux éditions Boréal

Lors de la campagne référendaire de 1995, Éric Bédard a été l’un des porte-parole de la coalition Jeune souverainiste. Il revient sur son expérience dans ce livre lancé le 9 septembre 2015.

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