ICI Radio-Canada Première

Attendez qu'on se souvienne

Attendez qu'on se souvienne

Le dimanche de 13 h à 14 h (à compter du 8 juillet) 

René Homier-Roy

Attendez qu
Logo Radio-Canada

Arts et culture

Les folles années du yéyé

Le samedi 25 juillet 2009

Les folles années du yéyé

Le début des années 60 voit l'apparition d'un style musical qui a marqué son époque: le yéyé. Un style musical que René Homier-Roy considère comme une plaie. Les voix qu'on y entendait étaient approximatives. On chantait en français sur une musique américaine. Mais cette mode a eu une importance capitale au Québec, puisqu'elle a mis la table pour l'industrie québécoise du disque. 
Michelle Richard, Jacques Duval et Serge Bélair en parlent avec René Homier-Roy. 
 
Une vague planétaire 
Le yéyé, un courant musical des années 60, est une vague qui a submergé la planète, en particulier le milieu francophone. Une mode qui engendrait des traductions de chansons américaines en français, particulièrement au Québec. 
 
Le yéyé, c'était aussi des chansons de vacances, légères et ensoleillées. 
 
Il est difficile de savoir comment le mot yéyé est né. Des Beatles au magazine Salut les copains en France, plusieurs versions s'affrontent. 
 
Le fameux incinérateur 
Jacques Duval animait deux émissions, à la radio et à la télévision, ainsi qu'une chronique aux beaux jours du yéyé. Sa critique était impitoyable. Il avait un droit de vie et de mort sur les disques de l'époque. Les artistes étaient terrorisés à la seule pensée de voir leur disque passer par « l'incinérateur » de Jacques Duval. Ce dernier évaluait leurs titres en leur donnant un prix en cents.  
 
Les traductions made in Québec 
À cette époque, au Québec, il était courant de traduire les chansons américaines en français. Des traductions approximatives et sans grand intérêt musical. Ce qui ne se faisait pas en France. Jacques Duval pense aussi que le manque de contrôle en matière de droit d'auteur a permis cette avalanche de traduction. 
 
Plusieurs artistes ont commencé leur carrière en chantant du yéyé, comme Denise Filiatrault, Ginette Reno et Michelle Richard.  
 
Cette dernière a survécu à la fin du yéyé, contrairement à plusieurs autres de la période, car elle est une vedette. Elle s'est bâti une véritable carrière à partir de sa personnalité et elle se comporte en star. 
 
Elle se souvient de la vitesse folle à laquelle les chansons s'enregistraient et les disques sortaient. À cette époque, on s'appropriait les chansons des vedettes françaises, comme Michelle Richard l'a fait pour des chansons de Sheila, entre autres. 
 
La convergence avant l'heure? 
Il y avait une sorte de synergie entre les gens qui faisaient des spectacles, la télévision et les magazines à potins. Deux émissions phares étaient essentielles pour réussir à l'époque: Jeunesse d'aujourd'hui à Télé-Métropole et Clubs des autographes. C'était le point de départ du vedettariat. L'industrie se nourrissait grâce à cette convergence avant l'heure. Ce qui lui a permis de vivre jusqu'à l'Expo.  
Selon Serge Bélair, la chanson de l'Expo est la dernière de la période yéyé. Ce qui n'est pas l'avis de Jacques Duval, puisqu'il est difficile de définir une étiquette yéyé. 


EN COMPL�MENTAUDIO - L'histoire du yéyé

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Chroniques récentes

29 juillet 2012

Le cinéma québécois, de sa naissance à aujourd'hui

15 juillet 2012

Le 20e siècle en 9 temps

6 août 2011

Les grandes voix de la radio

7 août 2010

Les grandes téléséries québécoises

1 janvier 1900

Le cinéma québécois, de sa naissance à aujourd'hui