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André Martineau

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Société

La tragédie de l'Empress of Ireland : la navigation sur le fleuve (première partie)

Le mercredi 21 mai 2014

L'Empress of Ireland
L'Empress of Ireland     Photo : Presse canadienne

Dans la nuit du 28 au 29 mai 1914, le paquebot Empress of Ireland coule juste en face du village de Sainte-Luce (qui s'appelait alors Sainte-Luce-sur-mer), à quelques kilomètres passé Rimouski. Le Canada connaît, cette nuit-là, la pire catastrophe maritime de son histoire. 
 
Près de 100 ans plus tard, ce naufrage, qui a causé la mort de 1012 personnes, demeure un chapitre méconnu de notre histoire, coincé entre les deux événements marquants qu'ont été le désastre du Titanic, deux ans plus tôt, et le début de la Première Guerre mondiale, à l'été 1914. Voici la première capsule, d'une série de trois, portant sur cette tragédie sans précédent.
 
 
De l'Europe vers l'Amérique 
Au début du siècle dernier, une poignée de compagnies se partagent le transport de l'Europe vers l'Amérique, dont les deux grandes rivales, Cunard et White Star Line. D'autres armateurs plus modestes gèrent quelques trajets, dont la compagnie Canadien Pacifique. C'est en 1904 que ce dernier commande deux navires jumeaux, d'une vitesse imbattable : l'Empress of Scotland et l'Empress of Britain. 
 
Trois classes bien distinctes 
Le 28 mai 1914, dans la première classe de l'Empress of Ireland, se trouvent des voyageurs fortunés, quelques notables et artistes de renom. Également à bord, en seconde classe, tout un contingent de l'Armée du salut, qui se rend au congrès mondial de son organisation, à Londres. La troisième classe, quant à elle, accueille principalement des personnes récemment immigrées d'Irlande, d'Angleterre et d'Italie, qui profitent de ce trajet pour retourner dans leur patrie. Des vacances pour certains, mais un retour forcé pour 300 malheureux, à la suite de mises à pied massives à l'usine Ford de Détroit. 
 
Annonce d'une catastrophe 
Au début de la nuit, l'Empress rejoint Pointe-au-Père, où l'on dépose du courrier et où on débarque le capitaine accompagnateur, une présence obligatoire pour naviguer dans les eaux capricieuses du Saint-Laurent.  
 
À partir de ce moment-là, le capitaine Henry George Kendall, possédant 25 ans d'expérience, est véritablement aux commandes. Il s'agit de son premier trajet sur l'Empress. En quittant la rive, il voit les lumières d'un autre navire, le charbonnier norvégien Storstad, qui remonte le fleuve et se dirige, à son tour, vers Pointe-au-Père.  
 
La suite tragique de l'histoire, demain. 
 
 
Source : ONF 
 
 
La tragédie de l'Empress of Ireland en trois parties  
- Première partie : la navigation sur le fleuve 
- Deuxième partie : la collision 
- Troisième partie : le naufrage en chansons


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