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André Martineau

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Les meilleurs moments : Émission du jeudi 24 avril 2014

Arts et culture

Diplomatie : des animaux en cadeau

Stephen Harper et sa femme lors d’un voyage diplomatique en Chine, en 2012. Le panda sera prêté par la Chine au Canada pour les dix prochaines années.
Stephen Harper et sa femme lors d’un voyage diplomatique en Chine, en 2012. Le panda sera prêté par la Chine au Canada pour les dix prochaines années.     Photo : PC/Adrian Wyld

Depuis la nuit des temps, les animaux sont parmi les cadeaux de choix d'une nation à l'autre, ou d'un monarque à l'autre. Certains pays ont été très heureux de recevoir un tel cadeau, d'autres pays se sont trouvés embarrassés, ne sachant pas quoi faire de la bête et une autre nation, moins chanceuse, a été littéralement trahie par le pays donateur.  
 
Pandas, alligators et autres bêtes, des cadeaux de choix 
Depuis la dynastie Tang au 7e siècle, les Chinois offrent des pandas en cadeau aux pays alliés. Une pratique à laquelle Mao a eu très souvent recours, qui a donné son nom à l'expression « la diplomatie du panda ». Au Portugal en 1514, il n'y a rien de moins que 600 ans, Manuel 1er a offert au pape Léon X un gigantesque éléphant blanc. Ajoutons au bestiaire diplomatique qu'un alligator a été offert par le marquis de Lafayette au président John Quincy Adams. La rumeur veut que le président ait gardé son nouvel ami l'alligator dans la baignoire de la Maison-Blanche.  
 
Deux castors pour la reine 
En 1970, le Canada a offert deux jolis castors à Sa Majesté Élisabeth II. C'était une tradition instaurée par la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui offrait à chaque souverain britannique deux beaux castors au pelage noir. La reine, embarrassée, ne voyant pas ce qu'elle ferait des deux rongeurs emblématiques à Buckingham Palace, s'est dépêchée de les offrir à son tour au zoo de Winnipeg.  
 
Le cheval de Troie, un cadeau empoisonné 
Les Troyens, quant à eux, ont eu moins de chance au chapitre des cadeaux offerts par une nation à une autre. Le 24 avril de l'an 1184 avant Jésus- Christ, les Grecs ont offert à la ville de Troie un magnifique cheval de bois. En réalité, ils avaient dissimulé des guerriers à l'intérieur, afin de leur permettre de pénétrer dans la ville assiégée. La nuit tombée, les soldats grecs sont sortis du cheval, ont brûlé la ville, ont massacré la population et ont réduit les femmes et les enfants à l'esclavage.  
 
Avant l'entrée du cheval dans la cité, le Troyen Laocoon a déclaré « Je crains les Grecs, même lorsqu'ils apportent des présents. » C'est de là que nous viendrait l'expression « cadeau de Grec », pour qualifier une offrande empoisonnée.  

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