30 août - 00:00 (Est) - 7:00 • 23,0°C (Athènes)

À NE PAS MANQUER
TABLEAU DES MÉDAILLES
1 USA 35 39 29 103
2 CHN 32 17 14 63
3 RUS 27 27 38 92
21 CAN 3 6 3 12
NOS CYBER-REPORTERS

Volley-ball

DescriptionHistoriqueÀ AthènesHyperliens

Après avoir pimenté le paysage des Jeux d'Atlanta avec sa version plage, le volley-ball a rechargé les batteries de sa version en salle à Sydney en introduisant un joker dans le jeu de cartes de chaque équipe.

Ce nouvel atout, auquel on a donné le nom de libéro, possède plusieurs des qualités reconnues à son homonyme du soccer.

Spécialiste de la défense, il est désigné avant le début d'un match et doit porter une tenue d'une couleur différente de celle de ses coéquipiers. Après le coup de sifflet du service, le libéro peut se substituer à n'importe quel joueur de la ligne arrière sans que son arrivée soit interprétée comme un remplacement régulier.

Le libéro ne peut servir ni prendre place sur la ligne avant, et il n'est autorisé à effectuer une frappe d'attaque que dans des circonstances bien définies. La présence de ce joueur très agile devrait rendre plus spectaculaire tout l'aspect défensif du volley-ball et contribuer à allonger la durée des échanges.

Autre nouveauté qui confère un rôle encore plus significatif au libéro: la possibilité pour l'équipe en défense de marquer des points. Auparavant, seule l'équipe au service pouvait améliorer son pointage.

Les matches se disputent au meilleur de cinq manches. Une manche est gagnée par la première équipe qui atteint 25 points avec une avance d'au moins 2 points sur son adversaire. En cas d'égalité à 24 partout, le jeu continue jusqu'à ce qu'un écart de 2 points soit atteint.

En cas d'égalité à 2 manches dans un match, la manche décisive est jouée en 15 points, avec une avance d'au moins 2 points. Si la marque dans cette manche décisive est égale à 14 partout, la première équipe qui prend une avance de 2 points ou qui atteint 17 points l'emporte.

Au volley ball de plage, un match est gagné lorsqu’une équipe gagne deux manches.
Une manche est gagnée par l’équipe qui, la première, marque 21 points avec un écart minimum de 2 points. En cas d’égalité à 20 partout, le jeu continue jusqu’à arriver à un écart de deux points.

En cas d’égalité de manches 1-1, les équipes jouent une manche décisive. Elle est gagnée par l’équipe qui marque 15 points en premier, toujours avec un écart minimum de 2 points.
Au cours d’une manche, l’équipe qui gagne un échange (qu’elle serve ou pas) marque un point et acquiert le droit de servir.

On note plusieurs différences avec le volly ball intérieur : les dimensions de l’aire de jeu de chaque équipe sont de 8 x 8 m au lieu de 9 x 9 m pour le volley-ball intérieur, la présence de deux joueurs seulement de chaque côté du filet, et le terrain de sable qui diminue considérablement l’impulsion des athlètes.

Le Panthéon du volley-ball est installé à Holyoke, petite ville de 45 000 habitants située dans l'ouest de l'État du Massachusetts, aux États-Unis.

Une situation pour le moins paradoxale, puisque le volley-ball est loin de jouir, chez les Américains, de la même faveur du public et du même taux de participation populaire que dans plusieurs autres pays. En Europe et en Asie, par exemple, on estime que ce sport se classe tout juste derrière le soccer en ce qui a trait au nombre d'adeptes.

Néanmoins, Holyoke ne se targue pas en vain d'être le «berceau du volley-ball». C'est bel et bien un moniteur d'éducation physique de la Young Men's Christian Association (YMCA) locale qui a inventé les règles de ce sport, en puisant son inspiration dans celles du basket-ball, du baseball, du tennis et du handball.

En 1895, William G. Morgan a ainsi répondu aux demandes de sa clientèle d'hommes d'affaires, qui lui disaient apprécier les sports d'équipe, mais souhaitaient éviter les contacts physiques inhérents au basket-ball, inventé quatre ans plus tôt.

La propagation rapide de ce sport, appelé «mintonette» au début, a été assurée par le réseau mondial des YMCA, y compris ses succursales de Montréal, d'Ottawa et de Toronto.

Les innovations sont donc venues des quatre coins du globe. En 1916, par exemple, les Philippins ont apporté une contribution majeure à l'arsenal offensif en développant une tactique par laquelle un joueur reprenait le ballon en lui appliquant une trajectoire ascendante afin qu'un coéquipier, en plein vol, puisse le propulser avec force dans la zone adverse. C'est ainsi que le smash est né.

L'année suivante, le score gagnant d'une manche a été ramené de 21 à 15 points. En 1920, on a limité les échanges à trois touches et on a établi les règles gouvernant les attaques de fond de zone.

Dès 1939, le volley-ball est inscrit au programme des Jeux universitaires mondiaux. Puis, la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) a vu le jour, en 1947, sous l'impulsion de 13 associations nationales. Le premier championnat du monde est organisé deux ans plus tard, à Prague.

Peu à peu, tous les pays laissent tomber le jeu à neuf joueurs. L'uniformisation des règles permet la reconnaissance du volley-ball comme sport olympique en 1964 alors que le tournoi masculin des Jeux de Tokyo accueille 10 équipes masculines, 4 de plus que le volet féminin.

L'engouement des Japonais pour ce sport ne s'est jamais démenti. La Coupe du monde, rendez-vous quadriennal du volley-ball et plate-forme incontournable de qualification olympique depuis 1991, a élu domicile fixe au pays du soleil levant en 1977.

Le volley-ball revendique l'affiliation d'un plus grand nombre de fédérations nationales (217) que tout autre sport, mais ne s'est jamais reposé sur ses lauriers pour autant. À preuve, l'introduction du volley-ball de plage aux Jeux olympiques d'Atlanta et l'arrivée du libéro au tournoi de volley-ball intérieur des Jeux de Sydney.

En vogue sur les plages californiennes depuis les années 20, le volley-ball de plage devient un sport professionnel dans les années 70 alors que l'arrivée de commanditaires permet aux organisateurs de tournois d'offrir d'alléchantes bourses aux meilleures équipes. En 1980, la valse des dollars prend réellement son envol avec une série de tournois offrant un total de 52 000 $ en bourses.

De plus en plus pratiqué à l'extérieur des États-Unis, le volley-ball de plage fait des pas de géant dans plusieurs pays avec la présentation de tournois commandités et télévisés. Les associations professionnelles de joueurs et de joueuses de volley-ball de plage voient le jour, de même que les tournois de Coupe du monde, les Championnats du monde et, finalement, un tournoi olympique en 1996.

Stade de la paix et de l'amitié

Les joueurs de volley-ball auront une bonne raison de se réjouir, à Athènes, puisqu'ils bénéficieront des installations parmi les plus spectaculaires des Jeux olympiques de 2004.

D'une part, les tournois de volley-ball auront lieu au Stade de la paix et de l'amitié, érigé en 1981 et rénové à grands frais en vue du rendez-vous olympique. Le stade a conquis un prestige international et une réputation enviable grâce à son utilisation lors de grands championnats européens et internationaux et à l’occasion de salons professionnels et commerciaux. D'autre part, les compétitions de volley-ball de plage auront lieu au centre olympique prévu à cet effet, sur le sable de Faliro.

Ces installations, jumelées à la marina et au Pavillon des sports, se veulent le catalyseur d'un vaste projet résidentiel et commercial en devenir sur la zone côtière de Faliro. Ceci n'est pas sans rappeler le Village des athlètes des Jeux olympiques de Barcelone, avec plage privée et esplanade.

Les tournois de volley-ball en salle réuniront 288 athlètes, tandis que des joueurs de volley-ball de plage parmi les 96 meilleurs au monde s'affronteront sur le sable de Faliro.

Compétitions: 384 athlètes
14 au 29 août (salle)
14 au 25 août (plage)

Installations:
Stade de la paix et de l'amitié: 13 200 places
Centre olympique de volley-ball de plage: 10 000 places



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