30 août - 00:00 (Est) - 7:00 • 23,0°C (Athènes)

À NE PAS MANQUER
TABLEAU DES MÉDAILLES
1 USA 35 39 29 103
2 CHN 32 17 14 63
3 RUS 27 27 38 92
21 CAN 3 6 3 12
NOS CYBER-REPORTERS

Lutte

DescriptionHistoriqueÀ AthènesHyperliens

À la base, les deux versions de lutte olympique se ressemblent. Une fois le combat engagé, les lutteurs tentent de clouer les épaules de l'adversaire au tapis et de les y maintenir assez longtemps pour que le contrôle soit évident.

La différence entre les styles gréco-romain et libre se situe presque entièrement au niveau des jambes. Dans le premier cas, les prises sont limitées de la tête à la ceinture, et l'utilisation des jambes est interdite. En lutte libre, les prises de jambes sont autorisées, mais non les torsions, les étranglements et les coups frappés.

Autres règles: les ongles doivent être courts, les barbes vieilles de quelques mois ou fraîchement rasées, la sueur doit être essuyée et chaque lutteur doit avoir un mouchoir, habituellement rangé dans la coquille athlétique. Ce dernier point est resté inchangé depuis l'époque où les mouchoirs étaient nécessaires pour essuyer le sang, la salive ou les humeurs visqueuses... s'écoulant du nez. La tradition, c'est la tradition!

Le temps réglementaire d'un combat est de six minutes, combat qui se déroule en deux rounds entrecoupés d'une pause de 30 secondes. En cas de match nul, un round supplémentaire de trois minutes est ajouté. Si l'impasse persiste, l'arbitre, le juge et l'officiel responsable du tapis passent au vote. Le lutteur ayant accumulé le plus grand nombre de points techniques est habituellement déclaré vainqueur.

La Grèce est autant irrémédiablement associée à la lutte qu'à l'olympisme. Il n'aurait jamais pu être question de ressusciter les Jeux olympiques en 1896 sans y inclure des épreuves de lutte gréco-romaine. Homère lui-même, grand poète, auteur de L'Iliade et de L'Odyssée, décrit dans son oeuvre un combat, opposant Ulysse à Ajax, et qui fut arbitré par nul autre qu'Achille. Un duel «homérique», comme ont dû l'être ces combats égyptiens peints en détail sur des fresques de la tombe de Baqet, la plus vieille et la plus intéressante des 39 tombes découvertes dans le petit village de Beni-Hassan.

Ces fresques, exécutées à l'époque de l'Empire du Milieu (environ 2000 ans av. J.-C.), décrivent la plupart des prises utilisées dans le style libre, qui a fait son apparition officielle au programme des Jeux olympiques d'Anvers en 1920. Cette reconnaissance a mené à la création, un an plus tard, de la Fédération internationale des luttes associées (FILA), styles libre et gréco-romain. Au cours des années qui ont suivi, les coups et les torsions ont été interdits par une codification de la lutte visant à la réglementer et à la distinguer des combats spectaculaires de la lutte professionnelle ou du catch américain. Bonne nouvelle! Les femmes en seront à une première participation à Athènes.

Si on fait exception de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, la lutte olympique se pratique dans ses deux versions à l'échelle mondiale. Pour la petite histoire, mentionnons qu'il semble ne pas y avoir eu de limite de temps clairement établie pour les combats des premiers Jeux olympiques. On rapporte qu'un combat entre le Russe Martin Klein et le Finlandais Alpo Asikainen, aux Jeux de Stockholm en 1912, a duré 11 heures et 40 minutes. Le Russe a finalement gagné, mais, trop épuisé, il n'a pu combattre au tour suivant.

Beaucoup plus récemment, la lutte gréco-romaine a été marquée par un autre Russe, le formidable Aleksandr Karelin, sept fois champion du monde et premier lutteur de l'histoire à décrocher trois médailles d'or olympiques consécutives. La marque de commerce de ce poids lourd de 130 kilos, surnommé le gorille: le «Karelin Lift», qui le voit soulever son adversaire du sol et le lancer plus loin à bout de bras!

Gymnase olympique d’Ano Liossia

Deux sports de combat se partageront le gymnase olympique d’Ano Liossia, situé à 13 kilomètres au nord-ouest d'Athènes. Ce site de compétition conçu par les architectes Molfesias et Genias est l'un des plus conservateurs du projet olympique grec. Érigé entre octobre 2001 et janvier 2004 au coût de 120 millions de dollars, le centre a été testé durant l'Omnium de judo d'Athènes de janvier dernier. Il comporte un gymnase principal pour 9000 spectateurs, des salles d'entraînement et d'échauffement et des vestiaires.

Plus de 700 athlètes s'affronteront durant les Jeux au gymnase olympique d'Ano Liossia: 360 judokas et 344 lutteurs, dont presque la moitié seront des femmes, une première olympique à Athènes!

Compétitions: 704 athlètes
14 au 20 août (judo)
22 au 29 août (lutte)

Installations:
9000 places

Coût des travaux: 96 millions $

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