30 août - 00:00 (Est) - 7:00 • 23,0°C (Athènes)

À NE PAS MANQUER
TABLEAU DES MÉDAILLES
1 USA 35 39 29 103
2 CHN 32 17 14 63
3 RUS 27 27 38 92
21 CAN 3 6 3 12
NOS CYBER-REPORTERS

Judo

DescriptionHistoriqueÀ AthènesHyperliens

Au départ, il n'y avait pas de catégories de poids en judo. En théorie, la taille d'un judoka n'avait aucune importance puisque la clé du succès se trouvait dans la qualité de la prise et le rythme du mouvement. La puissance d'un judoka est d'ailleurs souvent utilisée par son adversaire pour le vaincre.

L'arrivée du Néerlandais Anton Geesink a changé ces données, pourtant tenues pour acquises. En 1961, ce géant mesurant 1,98 mètres et pesant 115 kilos a décroché le titre de champion du monde en battant successivement 3 concurrents japonais. La croyance selon laquelle un judoka agile et talentueux pouvait toujours battre un concurrent bien plus grand et lourd que lui a été mise au rancart pour de bon.

Les trois catégories de poids initiales des Jeux de Tokyo sont passées à cinq au Jeux de Munich, puis à sept à Moscou. C'est le nombre qu'on retrouve de nos jours, tant chez les hommes (de 60 kilos et moins à plus de 100 kilos) que chez les femmes (de 48 kilos et moins à plus de 78 kilos).

En judo, le but ultime consiste à marquer un ippon, l'équivalent d'un K.-O. à la boxe, pour remporter le combat de façon expéditive. Quatre situations différentes permettent à un judoka d'enregistrer un ippon: renverser un adversaire sur le dos à l'aide d'un mouvement rapide et puissant techniquement contrôlé, l'immobiliser au sol à l'aide d'une prise pendant 25 secondes consécutives, le forcer à abandonner en appliquant une prise d'étranglement ou une clé de bras. Dans ces deux derniers cas, le judoka adverse signifie son abandon en criant «maitta!», en frappant de la main ou du pied deux coups rapides sur le tapis ou sur le partenaire.

D'autres prises et mouvements, allant du waza-ari au koka en passant par le yuko, permettent aux judokas d'enregistrer des points qui mèneront, éventuellement, à une victoire. Diverses pénalités peuvent être appliquées pour des fautes allant du manque de combativité jusqu'à la disqualification (hansoku make), comme dans le cas de mouvements considérés comme dangereux pour les régions de la colonne vertébrale ou du cou.

Pour bien différencier les concurrents, un des judokas revêt un judogi blanc, et son adversaire, un judogi bleu.

Au cours de ses recherches qui ont mené à la création du judo en 1882, le professeur Jigoro Kano a trouvé les éléments qui lui permettraient de développer une méthode d'éducation à la fois intellectuelle, physique et morale. Le principe directeur devait être «la meilleure utilisation de l'énergie physique et mentale».

Ce principe de portée générale englobe, en fait, toutes les activités humaines. Le «judo», dans le sens le plus large du terme, est une étude, un procédé d'entraînement applicable à l'esprit et au corps aussi bien en ce qui a trait à la direction de la vie qu'à celle des affaires.

La force physique, mentale, spirituelle, «l'énergie» ne s'éveillent que par l'effort. Il faut transpirer d'abord sur le tapis et, ensuite, par un travail incessant, il faut développer la compréhension, l'intelligence, la vie intérieure faisant de nous des êtres sociaux et humanistes.

Inspiré des formes traditionnelles de combat comme le jiu-jitsu des samouraïs japonais, le judo — qui se traduit littéralement par «voie de la souplesse» — comprend diverses techniques pour projeter, maintenir au sol ou forcer l'adversaire à abandonner.

Voilà pour la description de base. Du côté de son histoire, il convient de souligner que les visées du professeur Kano ne se limitaient pas au Japon. Dès 1889, à l'âge de 29 ans, il effectue un premier voyage en Europe pour répandre ses théories. Vingt ans plus tard, il devient le premier représentant du Japon au Comité international olympique (CIO).

Le judo s'installe lentement mais sûrement dans un nombre croissant de pays. Une fédération internationale est créée en 1951. Cinq ans plus tard, les premiers championnats du monde (masculins, cela va sans dire) ont lieu à Tokyo. La capitale japonaise ouvre aussi la porte des Jeux olympiques au judo, qui y fait son entrée en 1964.

Les premiers championnats du monde féminins ont lieu à New York, en 1980. En démonstration aux Jeux olympiques de Séoul en 1988, le judo féminin fait son entrée officielle à Barcelone quatre ans plus tard.

Gymnase olympique d’Ano Liossia

Deux sports de combat se partageront le gymnase olympique d’Ano Liossia, situé à 13 kilomètres au nord-ouest d'Athènes. Ce site de compétition conçu par les architectes Molfesias et Genias est l'un des plus conservateurs du projet olympique grec. Érigé entre octobre 2001 et janvier 2004 au coût de 120 millions de dollars, le centre a été testé durant l'Omnium de judo d'Athènes de janvier dernier. Il comporte un gymnase principal pour 9000 spectateurs, des salles d'entraînement et d'échauffement et des vestiaires.

Plus de 700 athlètes s'affronteront durant les Jeux au gymnase olympique d'Ano Liossia: 360 judokas et 344 lutteurs, dont presque la moitié seront des femmes, une première olympique à Athènes!

Compétitions: 704 athlètes
14 au 20 août (judo)
22 au 29 août (lutte)

Installations:
9000 places

Coût des travaux: 96 millions $

       ÉQUIPE       ÉCRIVEZ-NOUS       CYBERLETTRE       DROITS D'AUTEUR      MANCHETTES       CHERCHER © Radio-Canada