30 août - 00:00 (Est) - 7:00 • 23,0°C (Athènes)

À NE PAS MANQUER
TABLEAU DES MÉDAILLES
1 USA 35 39 29 103
2 CHN 32 17 14 63
3 RUS 27 27 38 92
21 CAN 3 6 3 12
NOS CYBER-REPORTERS

Gymnastique artistique

DescriptionHistoriqueÀ AthènesSaviez-vous?Hyperliens

La gymnastique artistique compte six appareils pour les épreuves masculines — barres parallèles, barre fixe, anneaux, cheval-sautoir, cheval d'arçons, poutre d'équilibre et sol — et quatre pour les épreuves féminines — barres asymétriques, cheval-sautoir, poutre d'équilibre et sol.

La compétition olympique se divise en quatre concours. D'abord les qualifications auxquelles participent 12 pays, chacun représenté par 6 gymnastes, et 26 autres athlètes, à titre individuel. Dans le cas des équipes, cinq gymnastes s'exécutent à chaque appareil, et les quatre meilleurs résultats sont retenus pour le classement final. Les huit meilleures équipes accèdent à la finale du concours par équipes pour déterminer l'équipe championne. Parallèlement, on additionne les notes de chaque gymnaste à tous les appareils pour établir un classement individuel, lequel détermine les participants au concours général individuel. Les notes obtenues en qualifications ne sont plus utilisées par la suite.

Les 24 meilleurs gymnastes des qualifications (avec un maximum de deux par pays) participent ensuite à la finale du concours général individuel. Ils présentent alors une routine à chacun des appareils, et la somme de leurs notes donne le classement final individuel. Enfin, les huit gymnastes les mieux classés à chaque exercice dans le cadre des qualifications (avec un maximum de deux par pays) disputent les finales par appareil, avec une routine qui peut être, au choix, identique à la première ou différente.

« Animation extraite du cédérom Sports olympiques d'été © Québec Amérique, 2000.»

Le mot grec gymnos, duquel découle le terme français gymnastique, signifie «nu». C'est en effet dans le plus simple appareil qu'on soignait l'apparence physique de son corps dans le gymnasion, l'endroit réservé aux séances d'exercices athlétiques dans l'Antiquité grecque.

Cette préparation physique avait un but bien précis dans la Crète ancienne: prendre le taureau par les cornes! En se plaçant devant un taureau fonçant tête baissée, un homme pouvait lui agripper les cornes des deux mains, puis profiter du fait que l'animal redressait vigoureusement la tête pour culbuter sur son dos. Les gymnastes modernes préfèrent sans doute la version sur cheval-sautoir inanimé. Les Romains ont intégré le concept grec de culture physique à leur formation militaire, où le saut, par exemple, était pratiqué sur des chevaux de bois.

Les origines de la gymnastique remontent donc loin dans le temps, mais l'apparition d'appareils propres à sa pratique date seulement du début du 19e siècle. La codification des divers exercices s'est faite graduellement au cours des décennies suivantes.

Au programme des Jeux olympiques dès 1896, la gymnastique, qui se nommait alors «sports gymniques», comportait cinq épreuves distinctes: les anneaux, le cheval d'arçons, le cheval de bois (sautoir), la barre fixe et les barres parallèles.

La première codification internationale a eu lieu en 1936 et a été suivie, une décennie plus tard, par l'établissement de règlements olympiques, mis en pratique pour la première fois aux Jeux d'Helsinki en 1952.

Le large éventail d'épreuves a permis à la gymnastique de couronner plusieurs multiples médaillés, dont la Soviétique Larissa Latynina, qui a récolté neuf médailles d'or, cinq d'argent et quatre de bronze entre 1956 et 1964.

Dans les années 70, la gymnastique artistique a été la scène d'un phénomène encore plus marquant: l'arrivée de gymnastes féminines de plus en plus jeunes, mais capables d'obtenir des notes parfaites. La Roumaine Nadia Comaneci a été la première à se voir décerner un 10. L'exploit a eu lieu aux Jeux de Montréal, en 1976.

Gymnase olympique

Le gymnase olympique, situé au complexe sportif principal des Jeux d'Athènes, à neuf kilomètres du centre-ville, servira de décor à trois disciplines: le basket-ball, la gymnastique artistique et le trampoline. Si tous les matchs préliminaires du tournoi de basket-ball seront disputés à la salle des sports du complexe olympique d’Helliniko, quarts de finale, demi-finales et finales déménageront au gymnase olympique à Maroussi, maison de l'équipe locale de basket-ball.

Entre-temps, ce sont les compétitions de gymnastique et de trampoline qui animeront le gymnase olympique, construit à l'ombre du stade olympique. Le Gymnase est un lieu architectural unique dans le monde: le toit, fait d'une seule pièce, se distingue grâce aux énormes piliers de 35 mètres qui le supportent.

Compétitions: 416 athlètes
14 au 19 et 22 au 24 août (gymnastique artistique): 196 athlètes
20 et 21 août (trampoline): 32 athlètes
25 au 28 août (basket-ball): 288 athlètes

Installations: 2 gymnases
Gymnase olympique: entre 17 100 et 19 250 sièges
Salle des sports du Complexe olympique d’Helliniko: 14 100 sièges

  • La Roumaine Nadia Comaneci a été la première gymnaste à obtenir des notes parfaites de 10 lors des Jeux olympiques de Montréal, en 1976.
  • Nombre de 10 obtenus par Nadia Comaneci: 7.
  • Nouvelle règle depuis 1997: il faut atteindre l'âge de 16 ans durant l'année olympique pour pouvoir participer aux Jeux.
  • Âge de la championne Dominique Moceanu à Atlanta en 1996: 14 ans
  • Âge de Nadia Comaneci en 1976: 14 ans
  • Les gymnastes sont de plus en plus petites. Entre 1976 et 1992, la taille moyenne de l'équipe américaine a diminué de 16,5 cm, et le poids moyen, de plus de 10 kg.
  • Lors des Jeux de St. Louis, en 1904, l'Américain George Eyser a remporté six médailles. Fait étonnant: il avait une jambe de bois. Il avait subi une amputation après le passage d'un train sur sa jambe.
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