Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Musique

Mise à jour le jeudi 8 juin 2006 à 10 h 56
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FrancoFolies de Montréal

Le parfait guide du FrancoFou

Les Francofolies de Montréal

De retour en juin pour une année seulement, les FrancoFolies de Montréal se retrouvent au début de l'été, avant les grandes vacances et avant le mégaFestival international de jazz de Montréal.

Même si les organisateurs réclamaient ce changement de tous leurs voeux, cela n'a pas eu l'effet escompté. La récolte de grandes pointures européennes ne sera pas plus abondante qu'au mois d'août. Néanmoins, il est possible de se dessiner de jolis parcours à travers cette programmation plus ouverte à la jeune chanson depuis quelques années.

Sur cette route culturelle, il y a certes les hôtels trois étoiles, qui n'ont pas besoin de présentation. Regardons plutôt du côté des petites auberges sympathiques, même si un peu moins confortables, et profitons aussi des campings - sous les étoiles - qui ne coûtent rien.

Des retrouvailles

Ceux qui ont raté Camille l'an dernier et qui le regrettent peuvent se reprendre lors de cette édition. La Française aux onomatopées bondissantes a été judicieusement jumelée à Yann Perreau qui sait « tenir son bout », comme il l'a si bien démontré au cours de sa brève présence aux côtés de Bashung en 2005. On se demandait en les voyant sur scène qui des deux était le plus expérimenté.

Thomas Hellman fait surtout des petites salles. Il y a donc encore beaucoup de gens qui ignorent que derrière l'auteur-compositeur bilingue aux chansons très folk se cache une bête de scène. Il avale le micro et se tortille autour de l'axe de celui, solidement accroché à son banjo ou à sa guitare. De l'acoustique électrifiant durant quatre soirées au Monument-National avec Jordan Officer le 15 et Lhasa le 16!

On attend toujours le prochain disque de Michel Rivard. Peut-être, avec ses vieux complices du Flybin Band, va-t-il livrer des chansons mitonnées pour nous dans ses fourneaux en vue du repas discographique au menu prochainement. Plats mijotés.

De la visite rare

Les Têtes Raides ont un parcours très personnel. Chef de file d'un rock musette qui a fait beaucoup de petits dans l'Hexagone, le groupe de Christian Olivier a abandonné l'accordéon pour son 9e album studio qui s'intitule Fragile, même s'il est plus musclé que les précédents.

Il faut aller voir ceux qui ont réussi à vendre un million d'albums en France en une quinzaine d'années, en se tenant loin des projecteurs du showbiz. En première partie, le groupe festif et citoyen Polémil Bazar va chauffer la salle.

Olivia Ruiz

Très copine avec ces Têtes Raides, Olivia Ruiz mérite le détour au Spectrum en fin de soirée. Issue de la Star Academy française, la chanteuse originaire du sud de la France a bien montré avec ses deux disques qu'elle ne pouvait être réduite qu'à cette seule expérience. Pour compléter ce programme, nul autre que le groupe André, interprète de Yolande Wong.

Dans un tout autre registre, Dominique A dévoilera son univers à nébulosité variable parfois déchiré par des zébrures électriques.

Artiste du crâne aux pieds, Dominique A qui fuit les variétés comme la peste connaît une période plutôt stimulante avec la parution de son plus récent CD, L'horizon. Ouvrant ce concert, Albin de la Simone, beaucoup plus lumineux, pourra élargir le cercle des amateurs qui l'ont déjà découvert l'an dernier.

Allez curieux!

Marc-André Grondin

Marc-André Grondin, batteur du groupe Nitrosonique

Les possibilités de faire des découvertes à l'extérieur sont nombreuses malgré les conditions variables (météo, déplacement des foules, etc.). Les curieux voudront savoir si l'Haïtien Mika va finalement réussir à s'imposer. Les experts ont parié sur lui depuis un bon moment déjà. Il y aura certainement un public inhabituel pour le rock de Nitrosonique. L'acteur du film C.R.A.Z.Y., Marc-André Grondin est le batteur du groupe.

Si du côté des musiques du monde, il n'y a pas d'équivalents à Amadou & Mariam ou de Tiken Jah Fakoly qui ont cassé la baraque l'an passé, les scènes extérieures accueilleront Mamani Keita, une Malienne qui, avec Marc Minelli, avait proposé le projet Electro Bamako en 2001.

Elle a enregistré sur plus récent disque avec Nicolas Repac et d'autres acolytes d'Arthur H.





Oubliez ça

Pierre Lapointe

Il ne sert à rien de chercher des billets pour les deux spectacles happening de Pierre Lapointe, qui semble vouloir pousser plus loin le bouchon avec ses invités d'horizons différents. C'est complet. Idem pour la prestation de l'iconoclaste Katerine. Mais il faudra voir la trace qu'ils laisseront sur cette 18e édition.

De la même façon, il faudra se reprendre aussi avec Anaïs qui va se présenter, ses pédales à effets aux pieds, pour trois soirs au Monument-National. En novembre dernier, elle avait surpris tout le monde en première partie d'Eve Cournoyer. Elle cavale entre Lynda Lemay et le hip-hop des banlieues françaises. Elle a un chien fou.

Elle devra donc revenir faire un tour comme tous les autres qui accrocheront l'oreille du public lors de cette 18e édition et qui ne le savent pas encore.

Un article de François Blain

Lisez aussi: Les grands hommages

Notez que la télévision et la radio de Radio-Canada couvrent l'événement.
Fréquence libre sera en direct de l'esplanade de la Place des Arts jeudi.

FrancoFolies de Montréal, du 8 au 18 juin 2006
Camille et Yann Perreau : vendredi 9 juin au Métropolis
Thomas Hellman : du 14 au 17 juin au Monument-National
Michel Rivard et le Flybin Band : dimanche 11 juin au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts
Les Têtes Raides : dimanche 11 juin au Métropolis
Olivia Ruiz et André : jeudi 15 juin au SpectrumDominique A et Albin de la Simone : mardi 13 juin au Spectrum
Mika : jeudi 8 juin au parc culturel Hydro-Québec
Nitrosonique : vendredi 9 juin au Parc des Festivals
Mamani Keita : 15 et 16 juin au Parc culturel Hydro-Québec

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