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Mise à jour le jeudi 2 février 2006 à 8 h 19
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Spectacle

Dracula: beaucoup de talents... et de glaçage!

Le nouveau spectacle musical inspiré du célèbre conte de Bram Stoker a pris l'affiche mercredi à Montréal. Plus de 55 000 billets ont déjà été vendus!

Critique de la première
Catherine Perrin, chroniqueuse à l'émission C'est bien meilleur le matin, a vu la première de Dracula mercredi. « Ça y est, il plane au dessus de la ville », dit-elle. Elle rapporte que Bruno Pelletier est excellent dans un rôle noir, celui du comte de légende. Daniel Boucher, dit-elle encore, assume drôlement bien un rôle de fou hypersensible. Du côté des filles, la chroniqueuse juge qu'Andrée Watters est une belle découverte et que Gabrielle Destroismaisons est assez époustouflante.

Arrimage ardu
Pour Catherine Perrin, la pièce elle-même se tient bien: « Malgré les critiques, je défends le concept de la marionnette en narrateur, on a besoin de cela pour tenir les morceaux de la pièce ensemble ». Là où cela se complique, explique-t-elle, c'est dans l'arrimage ardu entre le mythe de Dracula et les personnages modernes, les journalistes et autres altermondialistes, dont on ne comprend pas trop quelle est leur cause.

Débauche de glaçage
Plus grave encore, pour la critique, le problème majeur de mise en scène: « Il y a trop de tout, trop, comme des enfants à qui on confie le glaçage d'un gâteau. On est dans le mauve, le rouge, des projections constamment, de feux d'ogives, une rampe moderne, Bruno Pelletier suspendu à une cage d'oiseau... Ce qui fait, ajoute-t-elle, que pour cette production, l'effet global est un peu inférieur à la somme des talents de la pièce. Elle juge qu'on souffre ici d'un phénomène de saturation.

Faire confiance au talent
La solution: Élaguer, alléger les effets visuels, doser un peu. Bref, dit Catherine Perrin, donner une cohérence visuelle au spectacle, par exemple en supprimant certaines projections inutiles. En bout d'analyse, faire plus confiance aux chanteurs et à la musique.

Le spectacle

Pelletier, Cossette, Watters...
Dracula - entre l'amour et la mort réunit sur scène de grands noms de la chanson québécoise. À commencer par Bruno Pelletier, le redoutable Dracula. À ses côtés, défilent, notamment, Daniel Boucher en vidéaste, Andrée Watters en militante du futur, Sylvain Cossette en journaliste, Pierre Flynn en érudit et Gabrielle Destroismaisons, sa fille. Sans oublier trois « vampiresses » à la beauté inquiétante!

Du 15e au 21e siècle
C'est un Dracula actualisé, échelonné sur un demi-millénaire, qui prend vie le 31 janvier. En 2050, le noctambule comte croise une ravissante militante altermondialiste. Il verra en elle l'épouse qu'il a perdue, il y a 500 ans, et qui l'a rendu immortel... Les quelque 30 chansons sont signées Roger Tabra, populaire parolier d'Éric Lapointe et de Dan Bigras, entre autres.

Représentations supplémentaires
Une deuxième série de représentations supplémentaires ont déjà été annoncées au Théâtre Saint-Denis de Montréal, où Dracula amorce sa carrière québécoise. D'autres spectacles ont été ajoutés à Ottawa et à Québec. La production fera également étape à Sherbrooke et à La Baie, au Saguenay.

Lire aussi:Dracula, le grand maître du frisson

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