Une « alerte Alex » verra-t-elle le jour pour les enfants à risque?

Le jeune Alex Radita, à gauche, et ses parents, Emil et Rodica Radita, à droite.    Photo : Facebook/CBC

Une travailleuse sociale de la Colombie-Britannique continue de se battre pour instaurer une « alerte Alex » pour les enfants à risque. Elle espère que la mort du jeune Alexandru Radita, dont elle avait tenté d'empêcher le retour dans son foyer familial, mènera à une mise au point du système de protection de l'enfance au pays.

Patricia MacDonald, une travailleuse sociale de la Colombie-Britannique, affirme qu'elle n'abandonnera pas sa lutte pour instaurer un système d'alerte national visant à empêcher les enfants à risque de disparaître lorsque leurs familles déménagent sans prévenir dans différentes juridictions.

Après la mort d'Alexandru Radita, Patricia MacDonald a proposé un système d'« alerte Alex », qui informerait les autorités lorsque des enfants à risque déménagent d’une province à l’autre.

Alex Radita est mort d'un diabète et d'une malnutrition non traités. Ses parents, Emil et Rodica Radita, ont été reconnus coupables, de meurtre au premier degré de l'adolescent de 15 ans, qui pesait seulement 16,7 kg au moment de sa mort, en 2013.

En octobre 2003, les travailleurs sociaux avaient procédé à l'hospitalisation de l'enfant alors que ses parents refusaient de traiter sa maladie.

Celui-ci a été placé en famille d'accueil, où il a pris du mieux pendant près d'un an avant de retourner dans sa famille, qui a finalement déménagé en Alberta.

« C'est vrai, je suis frustrée », a déclaré celle qui cumule 23 ans au sein des services d'aide à l'enfance de Colombie-Britannique et qui avait demandé à un juge de ne pas rendre Alexandru Radita à sa famille.

Un protocole existant

Mme Macdonald a indiqué qu'elle avait communiqué avec plusieurs agences provinciales et fédérales, notamment le bureau du premier ministre Justin Trudeau, pour appuyer la mise au point des alertes.

Elle dit avoir été renvoyée à un protocole interprovincial de protection de l'enfance de 2016, qui énonce les responsabilités lorsque les familles déménagent à l'extérieur d’une province.

La ministre de l'Alberta est prête à discuter

La ministre des Services à l'enfance de l'Alberta, Danielle Larive, a dit qu'elle serait disposée à discuter de la question.

« S'il y a des actions axées sur les enfants qui aident à assurer leur sécurité, je suis, bien sûr, ouverte à une discussion à ce sujet », a-t-elle déclaré.

Un fonctionnaire du Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l'Ontario est également disposé à se pencher sur la question.

« En principe, l'alerte Alex est une bonne idée si une agence de services sociaux dans une province peut envoyer une alerte à ses homologues dans d'autres provinces sur le statut de l'enfant ou sa situation géographique, si cette information est connue », a déclaré Akihiko Tse, du Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l'Ontario.