Interdiction de fumer sur les terrains des hôpitaux en Ontario : des fumeurs en furie

Il est désormais interdit de fumer sur les terrains des hôpitaux ontariens. Photo : Radio-Canada

L'interdiction de fumer sur les terrains des hôpitaux en Ontario ne fait pas l'affaire de tous. Certains fumeurs ne comprennent pas cette nouvelle mesure.

Un texte de Jérémie Bergeron

C’est le cas de Lise Gauthier, employée de l’Hôpital Montfort à Ottawa. Depuis lundi matin, elle doit griller sa cigarette sur le trottoir, bien plus loin que la zone pour fumeurs qu'elle avait l’habitude de fréquenter. « Je ne trouve pas ça correct », a réagi Mme Gauthier. « On est loin des portes. »

Les résidents qui ont juste des petites jaquettes sont mieux de mettre des grosses culottes pour venir fumer ici.

Lise Gauthier

La province va encore plus loin que le Québec, qui, lui, se contente de bannir la cigarette à moins de neuf mètres d'une sortie.

En vertu des modifications apportées à la Loi favorisant un Ontario sans fumée, les visiteurs, les patients et les employés doivent désormais quitter le terrain de l'hôpital s'ils désirent allumer une cigarette.

Certains semblent ignorer l'interdiction de fumer, puisque des fumeurs ont été aperçus par Radio-Canada sur la propriété de l'hôpital. Les contrevenants pourraient toutefois recevoir une amende de 305 $.

Des usagers soulagés

L'Hôpital Montfort d'Ottawa. Photo : Radio-Canada

Si les fumeurs ne la trouvent pas drôle, c’est tout le contraire pour les autres usagers de l’Hôpital Montfort interrogés.

« Des fois, je passe à travers une espèce de gros nuage de fumée et c’est dégueulasse, donc je suis vraiment contente », a expliqué Nathalie Carrier, qui vient souvent à l’hôpital rendre visite à son père.

« Je comprends les deux côtés, mais un hôpital, c’est vraiment une place de santé où on essaie de récupérer, donc ça vaut la peine d’arrêter d’avoir ça ici », a renchéri Drew Hanton.

Les hôpitaux se préparaient depuis plusieurs mois, selon la responsable du service de l’environnement et des mesures d’urgence à l’hôpital Élisabeth-Bruyère, Christine Carrière.

« Il y a beaucoup de formations qui ont été données auprès de nos gardes de sécurité et de différents intervenants pour avoir une résolution de conflit dans ce genre de situation là et les approches appropriées avec nos patients, que ça soit les visiteurs ou même le personnel », a affirmé Mme Carrière.

Les fumeurs devront donc s'y faire, ou être prêts à payer cher pour allumer une cigarette à l'hôpital.