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St.Louis,
1904
En l’absence du baron
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Jeux
de la IIIe olympiade |
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St.Louis,
États-Unis |
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Du
1er juillet au 23 novembre 1904 |
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13
délégations |
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689
concurrents (681 hommes et 8 femmes) |
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89
épreuves |
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43
athlètes canadiens |
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Les Jeux de St.Louis
ont encore moins de succès que ceux de Paris, quatre ans auparavant.
La compétition
devait initialement se dérouler à Chicago, mais sous la
pression des élus, les Jeux olympiques sont déplacés
au Missouri. Encore une fois, le Comité international olympique
commet l’erreur de les organiser en parallèle avec l’Exposition
universelle, qui marque le centenaire de l’entrée de la Louisiane
dans les États-Unis. Le rendez-vous sportif est noyé dans
la foire de cinq mois. Freinés par le coût de l’expédition,
les athlètes d’outre-Atlantique n’ont pas fait le voyage. Pierre
de Coubertin lui-même ne se présente pas. Les trois quarts
des concurrents sont donc des Américains.
Quatre nouveaux sports
accèdent aux Jeux : la boxe, l’haltérophilie, la lutte
et le décathlon. Loin derrière les Américains, les
Canadiens remportent six médailles. À la crosse, les Shamrocks
de Winnipeg obtiennent l’or et les Mohawk Indians, le bronze. Au soccer,
le Canada bat les États-Unis. George Lyon l’emporte au golf, un
sport trop peu populaire qui disparaît par la suite du programme
olympique. Le policier Étienne Desmarteau est champion, non pas
au lancer du marteau, mais bien au lancer du poids à deux mains.
Il s’impose en lançant au bout de ses bras 25,5 kg à
une distance de 10,46 m. Enfin, l’équipe de huit avironneurs
se classe deuxième au fil d’arrivée.
L’Américain Georges
Poage devient le premier athlète noir à se distinguer aux
Jeux, en arrivant troisième aux 200 et 400 m haies. L’Irlandais
Thomas Kiely se montre le plus endurant, lui qui remporte le premier décathlon...
dont les dix épreuves se tiennent le même jour!
Tous les moyens sont
bons pour obtenir sa photo avec la fille du président Roosevelt.
Au marathon, l’Américain Fred Lorz a fait une partie du trajet
en voiture pour s’assurer de finir premier. Il est disqualifié
après l’arrivée du coureur suivant, son compatriote Thomas
Hicks, qui, lui, a pris de la strychnine comme stimulant, une pratique
courante à l’époque. On est encore loin des tests antidopage!
Les Jeux comprennent
aussi des « Journées anthropologiques »,
où les compétitions sont réservées à
ceux qu’on considère comme des primitifs : des Indiens d’Amérique
du Nord et du Sud, des Pygmées d’Afrique, d’autres provenant de
groupes ethniques des Philippines et du Japon... un événement
qui prend les allures d’un cirque bien loin de l’esprit olympique.
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