







|
|
Description
Deux changements dans les règles initiales du combiné nordique ont rajeuni la discipline.
Depuis les Jeux d'Oslo, en 1952, le saut à ski précède la course en ski de fond. Les concurrents prennent donc le départ de l'épreuve décisive à des intervalles de temps correspondant à leurs points de retard sur le meilleur sauteur. Un écart de 10 points (9 points dans l'épreuve par équipes) se traduit par un départ retardé d'une minute dans les épreuves individuelles. Cette formule, la méthode Gundersen, permet de déterminer plus facilement le vainqueur puisqu'il s'agit du premier concurrent à franchir la ligne d'arrivée.
Dans l'épreuve individuelle, les concurrents réalisent deux sauts sur le tremplin normal (90 mètres) le premier jour, puis parcourent 15 kilomètres en ski de fond le lendemain. Dans toutes les épreuves de combiné nordique, toutes les techniques de ski (classique ou libre) sont permises.
La seconde innovation est beaucoup plus récente. L'épreuve par équipes, plus à même de faire vibrer les spectateurs, a été introduite aux Jeux de Calgary en 1988. Dans cette épreuve, les nations qualifiées sont représentées par quatre athlètes. Chaque athlète doit d'abord effectuer deux sauts sur le tremplin normal. Le classement du saut détermine les intervalles de départ dans l'épreuve de relais 4 x 5 km en ski de fond.
Une deuxième épreuve individuelle, le sprint, s'ajoutera au programme olympique à Salt Lake City. Elle comprend un saut sur le grand tremplin (120 mètres) le premier jour, suivi d'un parcours de ski de fond de 7,5 km le lendemain.
Histoire
Le combiné nordique était considéré comme l'épreuve reine
des festivals de ski nordique présentés dans la première moitié du XIXe
siècle en Norvège, celle qui couronnait le sportif sachant le mieux allier
la technique et la bravoure du saut à l'endurance et à l'énergie requises
pour la course de ski de fond.
Dès les premiers Jeux olympiques d'hiver, en 1924, les Norvégiens ont
établi un monopole sur le combiné nordique. Ils ont remporté toutes les
médailles des quatre premières éditions des jeux. Cette suprématie sans
faille a sans doute contribué au déclin de la popularité de cette discipline.
Au cours de la dernière décennie, l'engouement des Japonais pour le combiné
nordique - ils ont été médaillés d'or en équipe à Albertville et à Lillehammer
- ainsi qu'une lutte plus serrée entre athlètes et équipes de plusieurs
pays européens ont permis à cette discipline de connaître un deuxième
souffle.
Installations
Deux lieux de compétition seront utilisés pour les épreuves
de combiné nordique : le parc olympique de l’Utah et Soldier Hollow.
Le volet saut à ski sera présenté au parc olympique (photo 1), un complexe
de 156 hectares dans les monts Wasatch situé à environ 42 kilomètres à
l’est de Salt Lake City. C’est le lieu de compétition le plus élevé sur
le circuit de la Coupe du monde de saut à ski. À 2240 mètres d’altitude,
il peut accueillir 20 500 spectateurs.
Le volet ski de fond sera disputé à Soldier Hollow (photo 2), un grand
espace de 518 hectares, presque découvert, occupant l’extrémité est du
parc des monts Wasatch. Soldier Hollow est situé près de la petite localité
de Midway, à environ 86 kilomètres au sud-est de Salt Lake City. D’une
capacité de 15000 spectateurs, le parcours mettra à rude épreuve les capacités
cardiovasculaires des athlètes, qui devront skier à une altitude variant
de 1670 à 1793 mètres, le stade d’arrivée se trouvant à 1690 mètres.
|
|