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- Les tomates roses -
Les tomates roses sont offertes dans les marchés de Montréal depuis une centaine d'années. Plusieurs consommateurs ne les connaissent pourtant pas.

Au Québec, elles sont produites en serre par des irréductibles.

Gabriel Beauregard, producteur de tomates roses en serre: « Les tomates roses, c'est une particularité québécoise. [Le Québec] est un des rares endroits au monde où l'on mange de la tomate rose, où l'on connaît la tomate rose. [Les seuls autres] qui semblent connaître ça, ce sont les Japonais. »

La tomate rose n'est produite commercialement qu'au Québec et au Japon. Il s'agit d'un petit créneau connu des seuls initiés.

Une histoire ancienne

Pourtant, à une autre époque, les tomates roses étaient extrêmement populaires. Dans les comptoirs, elles côtoyaient les tomates rouges. Le père de Rolland Charbonneau vendait des tomates roses de champ.

Rolland Charbonneau: « Au marché Jean-Talon, on disposait nos boîtes de tomates sur un étal, une étagère sur des chevalets, et puis on avait des rangées de tomates rouges, puis la rose, qui primait toujours. On donnait un soin spécial à cette tomate. [.] La rouge, c'était une tomate pour la soupe, pour le ketchup et pour toutes les sauces; la rose, c'était la tomate de table. »

Dans les années 50 et 60, les tomates roses de serre étaient importées des États-Unis. Puis, dans les années 70, les Québécois s'y sont mis eux aussi.

Gabriel Beauregard, producteur de tomates en serre: « Dans les années 70, c'était la tomate de serre. C'était une belle façon de la différencier de la tomate rouge aussi, ça facilitait toute la mise en marché. La tomate rose a toujours eu un aspect lustré, que la tomate rouge n'a pas toujours eu, et n'a pas toujours. »

Pour les consommateurs qui ne les connaissent pas, les tomates roses peuvent sembler des tomates rouges pas mûres.

Gabriel Beauregard: « C'est sûr que le rouge flamboyant, quand c'est rouge à 100 %, pleine maturité, même pour moi [.], c'est un attrait. La tomate rose est plus sobre [.] mais il faut aller plus loin que ça pour en apprécier pleinement la saveur. »

Un goût particulier

Certains la trouvent plus juteuse, d'autres plus sucrée, d'autres enfin parlent de son goût de jardin. Quoi qu'il en soit, la tomate rose résiste aux assauts. Les très rares producteurs qui la cultivent encore en champ ne veulent pas l'abandonner.

Éloi Beauregard, producteur de tomates roses en champ: « C'est quelque chose qu'on a toujours produit, et c'est comme un amour. [.] Moi, j'en mange encore régulièrement. J'aime le goût, et c'est pour ça que j'en produis. »

Le déclin des tomates roses est-il inévitable? Arrivera-t-on à les maintenir au goût du jour, ou seront-elles supplantées par les nouvelles venues?

Gabriel Beauregard, producteur de tomates roses en serre: « On l'a, nous les Québécois, la tomate rose, on l'apprécie. Il n'y a pas de raison pour qu'elle ne reste pas là. »



 [Les tomates roses]


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