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ÉMISSION DU MERCREDI 2 MAI 2007
- Et la consigne? -
Charles Tremblay, PDG d'Éco-Entreprises
La Société des alcools du Québec (SAQ) vend annuellement 170 millions de bouteilles de vin et de spiritueux. Seulement 49 % des récipients sont mis au bac de recyclage. Cela signifie que 87 millions de bouteilles finissent dans les sites d’enfouissement.

Le gouvernement québécois refuse de contraindre la SAQ à consigner ses produits. Cette mesure permettrait pourtant de récupérer 85 % des bouteilles mises à la poubelle.

On mise plutôt sur la collecte sélective. Mario Quintin, conseiller en environnement à la SAQ, explique que le recyclage est un système fort simple et qui fonctionne. Charles Tremblay, PDG d’Éco-Entreprises, est du même avis.

Un système qui marche bien? Il faut en douter. Pour Gilles Côté, vice-président du Regroupement national des conseils régionaux en environnement du Québec, la moitié des bouteilles de vin vendues au Québec vont au dépotoir, et c’est trop.

Ailleurs au pays, la consigne

En Ontario, on réussissait déjà à récupérer 68 % des bouteilles de vin, mais le ministère de l’Environnement jugeait cela insuffisant. Depuis février dernier, les consommateurs ontariens doivent verser un dépôt de 10 à 20 cents pour les contenants d’alcool. Les autorités espèrent ainsi récupérer 80 millions de bouteilles additionnelles chaque année.

L’Ontario est la huitième province au pays à instaurer un système de consigne pour l’alcool. La Nouvelle-Écosse est allée plus loin. Depuis plus de 10 ans, la consigne couvre tous les contenants de liquides, à l’exception du lait.

Un système efficace, selon les écologistes

En vertu de la loi québécoise, la consigne s’applique en fonction du contenu, et non pas du contenant. Par exemple, les boissons gazeuses, la bière et les boissons énergisantes sont consignées. Mais la cannette de jus, pourtant du même format et du même matériau que la bière, n’est pas consignée.

La majorité des produits consignés sont récupérés. Quant au jus, seulement 9 % des cannettes atterrit dans le bac de recyclage; le reste va à la poubelle. Autre exemple édifiant : l’eau et les boissons gazeuses, vendues dans des bouteilles de plastique. Les boissons gazeuses sont récupérées grâce à la consigne. Quant aux bouteilles d’eau, 9 fois sur 10, elles vont à la poubelle.

Donc, les programmes de consigne sont plus efficaces, comme le constatent certains groupes écologistes. N’empêche que, malgré la performance de la consigne, l’industrie préfère encourager la collecte sélective. Pour les entreprises, développer et maintenir deux systèmes en parallèle serait plus compliqué et plus coûteux.

À défaut d’une volonté politique et d’une nouvelle loi étendant la consigne, le consommateur québécois est le seul à pouvoir, en fin de compte, augmenter l’efficacité du recyclage, par le biais des programmes de collecte sélective.



 [Regarder le reportage]

Hyperlien
Programme de consignation
Site de Recyc-Québec

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- Et la consigne? -

Charles Tremblay, PDG d'Éco-Entreprises
La Société des alcools du Québec (SAQ) vend annuellement 170 millions de bouteilles de vin et de spiritueux. Seulement 49 % des récipients sont mis au bac de recyclage. Cela signifie que 87 millions de bouteilles finissent dans les sites d’enfouissement.

Le gouvernement québécois refuse de contraindre la SAQ à consigner ses produits. Cette mesure permettrait pourtant de récupérer 85 % des bouteilles mises à la poubelle.

On mise plutôt sur la collecte sélective. Mario Quintin, conseiller en environnement à la SAQ, explique que le recyclage est un système fort simple et qui fonctionne. Charles Tremblay, PDG d’Éco-Entreprises, est du même avis.

Un système qui marche bien? Il faut en douter. Pour Gilles Côté, vice-président du Regroupement national des conseils régionaux en environnement du Québec, la moitié des bouteilles de vin vendues au Québec vont au dépotoir, et c’est trop.

Ailleurs au pays, la consigne

En Ontario, on réussissait déjà à récupérer 68 % des bouteilles de vin, mais le ministère de l’Environnement jugeait cela insuffisant. Depuis février dernier, les consommateurs ontariens doivent verser un dépôt de 10 à 20 cents pour les contenants d’alcool. Les autorités espèrent ainsi récupérer 80 millions de bouteilles additionnelles chaque année.

L’Ontario est la huitième province au pays à instaurer un système de consigne pour l’alcool. La Nouvelle-Écosse est allée plus loin. Depuis plus de 10 ans, la consigne couvre tous les contenants de liquides, à l’exception du lait.

Un système efficace, selon les écologistes

En vertu de la loi québécoise, la consigne s’applique en fonction du contenu, et non pas du contenant. Par exemple, les boissons gazeuses, la bière et les boissons énergisantes sont consignées. Mais la cannette de jus, pourtant du même format et du même matériau que la bière, n’est pas consignée.

La majorité des produits consignés sont récupérés. Quant au jus, seulement 9 % des cannettes atterrit dans le bac de recyclage; le reste va à la poubelle. Autre exemple édifiant : l’eau et les boissons gazeuses, vendues dans des bouteilles de plastique. Les boissons gazeuses sont récupérées grâce à la consigne. Quant aux bouteilles d’eau, 9 fois sur 10, elles vont à la poubelle.

Donc, les programmes de consigne sont plus efficaces, comme le constatent certains groupes écologistes. N’empêche que, malgré la performance de la consigne, l’industrie préfère encourager la collecte sélective. Pour les entreprises, développer et maintenir deux systèmes en parallèle serait plus compliqué et plus coûteux.

À défaut d’une volonté politique et d’une nouvelle loi étendant la consigne, le consommateur québécois est le seul à pouvoir, en fin de compte, augmenter l’efficacité du recyclage, par le biais des programmes de collecte sélective.



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Site de Recyc-Québec