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ÉMISSION DU MERCREDI 2 MAI 2007
- Déchets alimentaires : le polystyrène -
Dans nos épiceries, l’emballage est omniprésent, pour la satisfaction des clients, qui s’attendent à acheter des produits bien conservés. Mais il y a parfois de l’exagération. Notre animateur, Denis Gagné, donne l’exemple de la barquette de légumes précoupés. Une barquette en polystyrène, avec, à l’intérieur, un autre récipient, le tout enrobé dans du papier. Cela fait beaucoup d’emballage, constate Marlène Hutchinson, consultante en environnement.

Un plastique bon marché, mais pas recyclable

En matière de recyclage, il y a sept catégories de plastique. Tous les plastiques sont recyclables, sauf ceux du code 6. Les autres plastiques sont les bienvenus dans votre bac de récupération: les bouteilles de boissons gazeuses et d’eau, les sachets à sandwich, les sacs d’épicerie, les bouchons et les couvercles.

Le polystyrène no 6 (styromousse) est abondamment utilisé, parce qu’il est léger, rigide et meilleur marché. Il n’est recyclable qu’en Ontario. Or, le transporter jusqu’en Ontario pour le recycler n’est pas rentable, compte tenu du grand volume de la styromousse. Ce plastique finit donc dans la poubelle.

Courte vie utile, mais vie inutile interminable

Le polystyrène no 6, bien que très léger, occupe beaucoup de place dans les sites d’enfouissement, et prend une éternité à se dégrader. Il faut compter quelques centaines d’années avant que ce produit ne se décompose.

Manuele Margni, du CIRAIG
La compagnie Plastiques Cascades, préoccupée par l’environnement, a développé le Bioxo, un nouveau type de polystyrène. Patrice Clerc, directeur du développement de marché chez Plastiques Cascades, explique que ce plastique se dégrade plus rapidement. On parle d’une période de trois ans pour qu’il disparaisse complètement.

D’autres compagnies cherchent à développer des plastiques à base de maïs. Pour Manuele Margni, agent de recherche au CIRAIG, à l’École polytechnique de Montréal, on ne résout pas le problème, puisqu’il faut produire le maïs. Tout ce qu’on fait, dit-il, c’est déplacer le problème. Tout comme avec le Bioxo, ces plastiques à base de maïs risquent de finir au dépotoir, car ils ne sont ni recyclables, ni compostables à la maison. Il faut réduire la quantité d’emballage, selon Manuel Margni.

La meilleure solution: réduire les emballages

Manuele Margni rappelle qu’on utilise des hydrocarbures pour fabriquer le plastique. Il ne faut pas perdre de vue, dit-il, que ces matières premières sont des ressources non renouvelables.

Serge Fleurent, propriétaire d'un IGA à Granby
Le marché IGA Extra Fleurent, à Granby, a entrepris de diminuer au maximum l’utilisation de styromousse. L’entreprise a même demandé à ses fournisseurs de réduire considérablement les emballages en styromousse sous peine de ne plus faire affaire avec eux.

Pour Serge Fleurent, le propriétaire d'IGA Extra Fleurent, le consommateur joue un rôle clé dans tout cela: plus il sera informé, plus il fera des pressions pour que les choses changent.



 [Regarder le reportage]

Hyperlien
Fiche d'information sur les plastiques
Recyc-Québec

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- Déchets alimentaires : le polystyrène -

Dans nos épiceries, l’emballage est omniprésent, pour la satisfaction des clients, qui s’attendent à acheter des produits bien conservés. Mais il y a parfois de l’exagération. Notre animateur, Denis Gagné, donne l’exemple de la barquette de légumes précoupés. Une barquette en polystyrène, avec, à l’intérieur, un autre récipient, le tout enrobé dans du papier. Cela fait beaucoup d’emballage, constate Marlène Hutchinson, consultante en environnement.

Un plastique bon marché, mais pas recyclable

En matière de recyclage, il y a sept catégories de plastique. Tous les plastiques sont recyclables, sauf ceux du code 6. Les autres plastiques sont les bienvenus dans votre bac de récupération: les bouteilles de boissons gazeuses et d’eau, les sachets à sandwich, les sacs d’épicerie, les bouchons et les couvercles.

Le polystyrène no 6 (styromousse) est abondamment utilisé, parce qu’il est léger, rigide et meilleur marché. Il n’est recyclable qu’en Ontario. Or, le transporter jusqu’en Ontario pour le recycler n’est pas rentable, compte tenu du grand volume de la styromousse. Ce plastique finit donc dans la poubelle.

Courte vie utile, mais vie inutile interminable

Le polystyrène no 6, bien que très léger, occupe beaucoup de place dans les sites d’enfouissement, et prend une éternité à se dégrader. Il faut compter quelques centaines d’années avant que ce produit ne se décompose.

Manuele Margni, du CIRAIG
La compagnie Plastiques Cascades, préoccupée par l’environnement, a développé le Bioxo, un nouveau type de polystyrène. Patrice Clerc, directeur du développement de marché chez Plastiques Cascades, explique que ce plastique se dégrade plus rapidement. On parle d’une période de trois ans pour qu’il disparaisse complètement.

D’autres compagnies cherchent à développer des plastiques à base de maïs. Pour Manuele Margni, agent de recherche au CIRAIG, à l’École polytechnique de Montréal, on ne résout pas le problème, puisqu’il faut produire le maïs. Tout ce qu’on fait, dit-il, c’est déplacer le problème. Tout comme avec le Bioxo, ces plastiques à base de maïs risquent de finir au dépotoir, car ils ne sont ni recyclables, ni compostables à la maison. Il faut réduire la quantité d’emballage, selon Manuel Margni.

La meilleure solution: réduire les emballages

Manuele Margni rappelle qu’on utilise des hydrocarbures pour fabriquer le plastique. Il ne faut pas perdre de vue, dit-il, que ces matières premières sont des ressources non renouvelables.

Serge Fleurent, propriétaire d'un IGA à Granby
Le marché IGA Extra Fleurent, à Granby, a entrepris de diminuer au maximum l’utilisation de styromousse. L’entreprise a même demandé à ses fournisseurs de réduire considérablement les emballages en styromousse sous peine de ne plus faire affaire avec eux.

Pour Serge Fleurent, le propriétaire d'IGA Extra Fleurent, le consommateur joue un rôle clé dans tout cela: plus il sera informé, plus il fera des pressions pour que les choses changent.



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