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ÉMISSION DU MERCREDI 10 JANVIER 2007
- Solidarité régionale -
Acheter des aliments directement du producteur comporte plusieurs avantages. La provenance et la méthode de production des aliments sont connues des consommateurs, qui réalisent de plus des économies.

Douze mois par année, chaque jeudi après-midi, des centaines de personnes viennent faire leurs provisions au local des Amis de la Terre de l’Estrie, à Sherbrooke. Ils sont membres du marché de solidarité régionale, une nouvelle façon de faire son épicerie.

Ce concept simple est une initiative d’André Nault. « Pour valoriser notre agriculture, il fallait trouver une façon pour que tant les consommateurs que les producteurs soient gagnants », affirme le président des Amis de la Terre de l’Estrie.

Une grande variété de produits

C’est ainsi qu’au Marché de solidarité régionale, un groupe de consommateurs est directement relié à des producteurs via Internet. Chaque semaine, près de 500 membres sherbrookois y font leur marché. La liste de tous les produits est accessible en quelques clics de souris.

Pascal et Marie-Claude Beauregard, parents de trois enfants, peuvent faire leur marché à leur convenance. Ils font actuellement de 40 à 45 % de leur épicerie de cette façon, une proportion qui pourrait augmenter si la liste de produits s’allonge.

Pour faire partie du groupe d’achats, il faut débourser 20 $. De plus, Les Amis de la Terre ajoutent 15 % à chaque facture pour couvrir leurs frais d’exploitation. Malgré cela, les prix restent raisonnables.

Le producteur d’agneaux Joël de La Bruère, de la Bergerie du Lys, à Coaticook, affirme qu’il vend ses produits un peu moins cher qu’au supermarché. « Si le prix des grains monte, les prix aussi vont monter », explique toutefois M. de La Bruère.

En ce moment, une vingtaine de producteurs offrent 729 produits, dont certains sont biologiques. Le concept est profitable pour les producteurs, qui n’ont pas de retour de marchandises et qui ont un véritable contact avec les consommateurs. De leur côté, les acheteurs apprécient le bon goût des aliments, de la viande aux produits laitiers, du pain aux fruits et légumes.

Antoine Doyon produit des veaux à la ferme Thomas, à Saint-Isidore de Clifton. Il offre aux membres du Marché de solidarité régionale des produits transformés, comme des saucisses, de la viande fumée et des saucissons secs épicés.

Du côté des fruits et légumes, le choix est évidemment plus grand en été. Mais en hiver, les entrepôts sont tout de même remplis. Selon Russel Pocock, propriétaire de la ferme Sanders, à Compton, les panais, les carottes, les choux et les oignons qu’il offre sont aussi bons en avril ou en mai qu’en septembre ou en octobre.

À cette période de l’année, les seuls fruits qui font partie de la liste sont les bleuets et les fraises congelés. Heureusement, les producteurs en ont fait de bonnes provisions.

Pour Patricia Picker, membre du Marché de solidarité régionale, se contenter des fruits cultivés dans sa région n’est pas un problème. « C’est un avantage parce qu’on mange des produits frais de la région, puis on sait ce qu’on mange vraiment », précise-t-elle.

Consommation responsable

Le sentiment d’appartenance et l’aspect social du projet sont très importants pour les membres et les producteurs.

Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable à l’UQAM, pense que ce type de projet consolide le lien social. « C’est un projet qui est dans l’air du temps, à l’ère de la mondialisation », constate-t-elle.

Mme Gendron remarque que la tendance à rapprocher le consommateur du producteur, bien qu’à contre-courant, fait de plus en plus d’adeptes. « Les gens s’intéressent de plus en plus aux conditions de production des choses qu’ils achètent et cela fait partie du mouvement de la consommation responsable », précise-t-elle.

Le marché de solidarité favorise l’achat local, un principe au cœur du développement durable. Le trajet moyen parcouru par un aliment du champ à la table est de 2400 km. Ceux du marché de la solidarité régionale ne parcourent en moyenne que 25 kilomètres. Y acheter des produits devient donc un geste concret pour éviter le gaspillage d’énergie.

Daniel Dufeu, propriétaire de la Boulangerie Dufeu, à Sherbrooke, considère que de répéter un tel projet dans d’autres régions pourrait avoir un impact majeur sur l’environnement. « C’est une économie locale, donc pas de transport, moins de pollution et moins d’effet de serre pour la planète: c’est vraiment tout le monde qui gagne à tous les niveaux », explique M. Dufeu.

Pour préserver l’environnement, au Marché de solidarité régionale, on lutte aussi contre le suremballage. Les membres transportent par exemple leurs produits dans leurs propres sacs.

Un choix d’avenir?

Un projet comme celui des Amis de la Terre est un bel exemple de solidarité entre les consommateurs et les petits et moyens producteurs, qui n’ont pas toujours accès aux grands réseaux de distribution. Daniel Dufeu : « C’est une occasion de pouvoir créer des emplois et de maintenir les petites entreprises en région. »

Le milieu de l’agriculture a changé, au fil des ans. Les consommateurs y vont souvent pour les bas prix, et certains pays sont en mesure de produire à meilleur coût que les producteurs d’ici. Cette situation inquiète le producteur de veau Antoine Doyon, qui croit qu’un changement devra s’opérer au cours des prochaines années pour la survie de l’agriculture d’ici.

Chose certaine, d’autres régions pourraient s’inspirer, au cours des prochaines années, du succès du Marché de solidarité régionale en Estrie.



 [Regarder le reportage]

Hyperliens
Chaire de responsabilité sociale et de développement durable
Université du Québec à Montréal

Les Ami(e)s de la Terre de Sherbrooke
843 ouest, rue King, Sherbrooke
819-562-4413

Ferme Sanders
475, ch.Hyatt's Mills, Compton (Québec)
819-849-2270

Ferme Thomas
Site des Amis de la Terre de Sherbrooke

Bergerie du Lys
Site des Amis de la Terre de Sherbrooke

La Beurrerie du patrimoine
225 Chemin Cochrane, Compton
819-835-9373

Les Fraisières L. G.Bégin, Stanhope
819-849-4816

Boulangerie Dufeu
17, rue Bowen Nord, Sherbrooke
819-822-2982

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes





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- Solidarité régionale -

Acheter des aliments directement du producteur comporte plusieurs avantages. La provenance et la méthode de production des aliments sont connues des consommateurs, qui réalisent de plus des économies.

Douze mois par année, chaque jeudi après-midi, des centaines de personnes viennent faire leurs provisions au local des Amis de la Terre de l’Estrie, à Sherbrooke. Ils sont membres du marché de solidarité régionale, une nouvelle façon de faire son épicerie.

Ce concept simple est une initiative d’André Nault. « Pour valoriser notre agriculture, il fallait trouver une façon pour que tant les consommateurs que les producteurs soient gagnants », affirme le président des Amis de la Terre de l’Estrie.

Une grande variété de produits

C’est ainsi qu’au Marché de solidarité régionale, un groupe de consommateurs est directement relié à des producteurs via Internet. Chaque semaine, près de 500 membres sherbrookois y font leur marché. La liste de tous les produits est accessible en quelques clics de souris.

Pascal et Marie-Claude Beauregard, parents de trois enfants, peuvent faire leur marché à leur convenance. Ils font actuellement de 40 à 45 % de leur épicerie de cette façon, une proportion qui pourrait augmenter si la liste de produits s’allonge.

Pour faire partie du groupe d’achats, il faut débourser 20 $. De plus, Les Amis de la Terre ajoutent 15 % à chaque facture pour couvrir leurs frais d’exploitation. Malgré cela, les prix restent raisonnables.

Le producteur d’agneaux Joël de La Bruère, de la Bergerie du Lys, à Coaticook, affirme qu’il vend ses produits un peu moins cher qu’au supermarché. « Si le prix des grains monte, les prix aussi vont monter », explique toutefois M. de La Bruère.

En ce moment, une vingtaine de producteurs offrent 729 produits, dont certains sont biologiques. Le concept est profitable pour les producteurs, qui n’ont pas de retour de marchandises et qui ont un véritable contact avec les consommateurs. De leur côté, les acheteurs apprécient le bon goût des aliments, de la viande aux produits laitiers, du pain aux fruits et légumes.

Antoine Doyon produit des veaux à la ferme Thomas, à Saint-Isidore de Clifton. Il offre aux membres du Marché de solidarité régionale des produits transformés, comme des saucisses, de la viande fumée et des saucissons secs épicés.

Du côté des fruits et légumes, le choix est évidemment plus grand en été. Mais en hiver, les entrepôts sont tout de même remplis. Selon Russel Pocock, propriétaire de la ferme Sanders, à Compton, les panais, les carottes, les choux et les oignons qu’il offre sont aussi bons en avril ou en mai qu’en septembre ou en octobre.

À cette période de l’année, les seuls fruits qui font partie de la liste sont les bleuets et les fraises congelés. Heureusement, les producteurs en ont fait de bonnes provisions.

Pour Patricia Picker, membre du Marché de solidarité régionale, se contenter des fruits cultivés dans sa région n’est pas un problème. « C’est un avantage parce qu’on mange des produits frais de la région, puis on sait ce qu’on mange vraiment », précise-t-elle.

Consommation responsable

Le sentiment d’appartenance et l’aspect social du projet sont très importants pour les membres et les producteurs.

Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable à l’UQAM, pense que ce type de projet consolide le lien social. « C’est un projet qui est dans l’air du temps, à l’ère de la mondialisation », constate-t-elle.

Mme Gendron remarque que la tendance à rapprocher le consommateur du producteur, bien qu’à contre-courant, fait de plus en plus d’adeptes. « Les gens s’intéressent de plus en plus aux conditions de production des choses qu’ils achètent et cela fait partie du mouvement de la consommation responsable », précise-t-elle.

Le marché de solidarité favorise l’achat local, un principe au cœur du développement durable. Le trajet moyen parcouru par un aliment du champ à la table est de 2400 km. Ceux du marché de la solidarité régionale ne parcourent en moyenne que 25 kilomètres. Y acheter des produits devient donc un geste concret pour éviter le gaspillage d’énergie.

Daniel Dufeu, propriétaire de la Boulangerie Dufeu, à Sherbrooke, considère que de répéter un tel projet dans d’autres régions pourrait avoir un impact majeur sur l’environnement. « C’est une économie locale, donc pas de transport, moins de pollution et moins d’effet de serre pour la planète: c’est vraiment tout le monde qui gagne à tous les niveaux », explique M. Dufeu.

Pour préserver l’environnement, au Marché de solidarité régionale, on lutte aussi contre le suremballage. Les membres transportent par exemple leurs produits dans leurs propres sacs.

Un choix d’avenir?

Un projet comme celui des Amis de la Terre est un bel exemple de solidarité entre les consommateurs et les petits et moyens producteurs, qui n’ont pas toujours accès aux grands réseaux de distribution. Daniel Dufeu : « C’est une occasion de pouvoir créer des emplois et de maintenir les petites entreprises en région. »

Le milieu de l’agriculture a changé, au fil des ans. Les consommateurs y vont souvent pour les bas prix, et certains pays sont en mesure de produire à meilleur coût que les producteurs d’ici. Cette situation inquiète le producteur de veau Antoine Doyon, qui croit qu’un changement devra s’opérer au cours des prochaines années pour la survie de l’agriculture d’ici.

Chose certaine, d’autres régions pourraient s’inspirer, au cours des prochaines années, du succès du Marché de solidarité régionale en Estrie.



 
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Université du Québec à Montréal

Les Ami(e)s de la Terre de Sherbrooke
843 ouest, rue King, Sherbrooke
819-562-4413

Ferme Sanders
475, ch.Hyatt's Mills, Compton (Québec)
819-849-2270

Ferme Thomas
Site des Amis de la Terre de Sherbrooke

Bergerie du Lys
Site des Amis de la Terre de Sherbrooke

La Beurrerie du patrimoine
225 Chemin Cochrane, Compton
819-835-9373

Les Fraisières L. G.Bégin, Stanhope
819-849-4816

Boulangerie Dufeu
17, rue Bowen Nord, Sherbrooke
819-822-2982