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- La cuisson par induction -
Au fil du temps, notre façon de cuisiner a beaucoup évolué. Il y a eu les cuisinières au bois, celles au gaz, puis celles à l’électricité. Avec les avances technologiques, les cuisinières électriques se sont raffinées. On a vu apparaître toutes sortes de modèles allant du serpentin à la vitrocéramique, en passant par les quartz-halogènes.

Mais une véritable révolution est en train de naître, et risque fort de changer notre façon de cuisiner à l’électricité. Imaginez une surface sécuritaire qui, tout en chauffant rapidement votre chaudron, reste froide: c’est la cuisson par induction.

Une simple technologie

La cuisson par induction part d’un courant électrique qui circule dans une bobine. Lorsqu’on approche de cette source électrique une casserole qui contient du fer, un champ magnétique apparaît, une résistance se crée, et le fer chauffe.

Le chaudron ou le poêlon utilisé doit toutefois absolument contenir du fer, sinon, pas de cuisson! Pour savoir si une batterie de cuisine peut fonctionner à induction, on a qu’à tenter de coller un aimant sous la surface de cuisson.

L'un des grands avantages de la cuisson par induction est sa rapidité. « Lorsque je fais une cuisson normale, je chauffe mon élément; mon élément chauffe ma vitrocéramique, qui lui chauffe ma poêle, qui, après, chauffe l’aliment que je dois cuire », explique Gilles Meunier, ingénieur et conseiller technique chez Hydro-Québec distribution.

En induction, plusieurs de ces étapes sont sautées: entre 80 et 90% de l’énergie est directement transmise au chaudron ou au poêlon. L’aliment reçoit donc immédiatement la quantité maximale d’énergie dont il a besoin. Et selon Gilles Meunier, le champ magnétique, relativement faible, ne comporte aucun risque pour la santé des utilisateurs.

Économie de temps et d’énergie

Même si une cuisinière à induction consomme sensiblement autant d’électricité qu’une cuisinière traditionnelle, la grande efficacité de l’appareil fait économiser du temps et de l’énergie.

Pour évaluer l’efficacité de l’induction, L’épicerie a fait bouillir la même quantité d’eau sur des ronds radiant, au gaz et à induction. Une tasse d’eau a mis 3 min 4 s à bouillir sur le rond radiant, 1 min 54 s au gaz, et seulement 55 s par induction.

Et si la montée en température de la cuisson par induction est spectaculaire, la chute de température lorsqu’on réduit le courant l’est presque tout autant.

En Europe, les cuisinières à induction sont répandues, car le coût de l’électricité est très élevé. Mais ici, on les retrouve dans les établissements hôteliers ou les magasins haut de gamme, le coût de la cuisinière étant très élevé, et celui de l’électricité, plus bas.

Malgré tout, Rachel Lemire, chef chez Viking professional, affirme que la technologie devient de plus en plus populaire en Amérique du Nord. « C’est une technologie qui est très facile d’entretien et très facile à réparer », avance-t-elle.

Si la technologie commence à entrer dans les foyers canadiens, le coup des appareils demeure, pour l’instant, élevé. Actuellement, il faut débourser environ 3000 $ pour une plaque de cuisson hybride à induction et à serpentin radiant.




 [Regarder le reportage]




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- La cuisson par induction -

Au fil du temps, notre façon de cuisiner a beaucoup évolué. Il y a eu les cuisinières au bois, celles au gaz, puis celles à l’électricité. Avec les avances technologiques, les cuisinières électriques se sont raffinées. On a vu apparaître toutes sortes de modèles allant du serpentin à la vitrocéramique, en passant par les quartz-halogènes.

Mais une véritable révolution est en train de naître, et risque fort de changer notre façon de cuisiner à l’électricité. Imaginez une surface sécuritaire qui, tout en chauffant rapidement votre chaudron, reste froide: c’est la cuisson par induction.

Une simple technologie

La cuisson par induction part d’un courant électrique qui circule dans une bobine. Lorsqu’on approche de cette source électrique une casserole qui contient du fer, un champ magnétique apparaît, une résistance se crée, et le fer chauffe.

Le chaudron ou le poêlon utilisé doit toutefois absolument contenir du fer, sinon, pas de cuisson! Pour savoir si une batterie de cuisine peut fonctionner à induction, on a qu’à tenter de coller un aimant sous la surface de cuisson.

L'un des grands avantages de la cuisson par induction est sa rapidité. « Lorsque je fais une cuisson normale, je chauffe mon élément; mon élément chauffe ma vitrocéramique, qui lui chauffe ma poêle, qui, après, chauffe l’aliment que je dois cuire », explique Gilles Meunier, ingénieur et conseiller technique chez Hydro-Québec distribution.

En induction, plusieurs de ces étapes sont sautées: entre 80 et 90% de l’énergie est directement transmise au chaudron ou au poêlon. L’aliment reçoit donc immédiatement la quantité maximale d’énergie dont il a besoin. Et selon Gilles Meunier, le champ magnétique, relativement faible, ne comporte aucun risque pour la santé des utilisateurs.

Économie de temps et d’énergie

Même si une cuisinière à induction consomme sensiblement autant d’électricité qu’une cuisinière traditionnelle, la grande efficacité de l’appareil fait économiser du temps et de l’énergie.

Pour évaluer l’efficacité de l’induction, L’épicerie a fait bouillir la même quantité d’eau sur des ronds radiant, au gaz et à induction. Une tasse d’eau a mis 3 min 4 s à bouillir sur le rond radiant, 1 min 54 s au gaz, et seulement 55 s par induction.

Et si la montée en température de la cuisson par induction est spectaculaire, la chute de température lorsqu’on réduit le courant l’est presque tout autant.

En Europe, les cuisinières à induction sont répandues, car le coût de l’électricité est très élevé. Mais ici, on les retrouve dans les établissements hôteliers ou les magasins haut de gamme, le coût de la cuisinière étant très élevé, et celui de l’électricité, plus bas.

Malgré tout, Rachel Lemire, chef chez Viking professional, affirme que la technologie devient de plus en plus populaire en Amérique du Nord. « C’est une technologie qui est très facile d’entretien et très facile à réparer », avance-t-elle.

Si la technologie commence à entrer dans les foyers canadiens, le coup des appareils demeure, pour l’instant, élevé. Actuellement, il faut débourser environ 3000 $ pour une plaque de cuisson hybride à induction et à serpentin radiant.




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