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ÉMISSION DU MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006
- La cuisine médiévale -
Justine
De plus en plus de Québécois se passionnent pour le loisir historique. Il s’agit de recréer l’ambiance, le décor, les costumes et les habitudes de vie d’un autre siècle. Sylvie Painchaud s’est rendue au village imaginaire d’Aix-en-Forest pour découvrir ce qu’on mangeait à l’époque médiévale.

La bonne ripaille

Justine la Rousse plante le décor pour nous: « Vous êtes en Normandie, dans le comté de Perche. Nous sommes en 1277, dans une grange monastique. En fait, une grange forestière rattachée à l’abbaye de La trappe. » Hommes, femmes et enfants, en costume d’époque, vaquent à leurs occupations.

Parmi eux, des habitants du village voisin d’Aix-en-Forêt, des marchands et des invités de marque, qui viennent à la grange pour faire ripaille. Justine explique que les femmes brodent, s’occupent des enfants, de la cuisine, qu’elles vont aussi au champ pour aider les hommes. Les résidents de la grange cultivent la terre et coupent le bois pour les moines.

Des légumes en abondance

Clovis
Le frère Clovis est en train de préparer la « porez », un potage consistant fait avec des poireaux, du lait et de la crème. Justine s’affaire à cuisiner un ragoût de l’époque médiévale, qu’elle a baptisé « Sainte-Trinité », puisqu’il contient trois viandes.

Le frère Clovis explique que les légumes font partie intégrante de la diète des gens simples de l’époque. L’oignon, le poireau, le persil, la carotte blanche, le chou.

Par contre, les fruits, considérés comme une nourriture délicate et recherchée, étaient plutôt réservés aux seigneurs. Ces derniers les surtaxaient pour se les approprier, à l’exception de quelques fruits, comme les pommes et les poires.

Le pain du pauvre

Bowen de Vertelance raconte qu’à l’époque médiévale, les mendiants demandaient une obole, soit une pièce de monnaie, qui permettait d’acheter la ration quotidienne de pain.

Le frère Clovis explique comment on cuisait le pain: « Le pain peut être bouilli, certaines sortes de pâtes vont être bouillies, complètement immergées. D’autres seront, bien sûr, cuits dans des fours à pain. Mais l’accès à un four à pain est un privilège seigneurial. Donc, il faut être en bons termes avec son seigneur. »

Préparer l’hypocras

Notre équipe a aussi vu comment le frère Clovis préparait l’hypocras, le vin de bienvenue. Un vin épicé et sucré à la fois, qu’on offre aux invités de marque. On écrase les épices au pilon, on ajoute le mélange au vin, avec du miel.


L’apport en protéines

À l’époque médiévale, les protéines venaient surtout du poulailler et des produits laitiers. Était-ce suffisant pour être vraiment en forme? Le frère Clovis souligne qu’il y avait au menu, en plus des œufs, de la viande, des châtaignes, des noix et des amandes.

Le soir venu, toute cette joyeuse bande s’est retrouvée autour d’un bon repas chaud, préparé comme dans l’ancien temps.



 [Regardez le reportage]




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- La cuisine médiévale -

Justine
De plus en plus de Québécois se passionnent pour le loisir historique. Il s’agit de recréer l’ambiance, le décor, les costumes et les habitudes de vie d’un autre siècle. Sylvie Painchaud s’est rendue au village imaginaire d’Aix-en-Forest pour découvrir ce qu’on mangeait à l’époque médiévale.

La bonne ripaille

Justine la Rousse plante le décor pour nous: « Vous êtes en Normandie, dans le comté de Perche. Nous sommes en 1277, dans une grange monastique. En fait, une grange forestière rattachée à l’abbaye de La trappe. » Hommes, femmes et enfants, en costume d’époque, vaquent à leurs occupations.

Parmi eux, des habitants du village voisin d’Aix-en-Forêt, des marchands et des invités de marque, qui viennent à la grange pour faire ripaille. Justine explique que les femmes brodent, s’occupent des enfants, de la cuisine, qu’elles vont aussi au champ pour aider les hommes. Les résidents de la grange cultivent la terre et coupent le bois pour les moines.

Des légumes en abondance

Clovis
Le frère Clovis est en train de préparer la « porez », un potage consistant fait avec des poireaux, du lait et de la crème. Justine s’affaire à cuisiner un ragoût de l’époque médiévale, qu’elle a baptisé « Sainte-Trinité », puisqu’il contient trois viandes.

Le frère Clovis explique que les légumes font partie intégrante de la diète des gens simples de l’époque. L’oignon, le poireau, le persil, la carotte blanche, le chou.

Par contre, les fruits, considérés comme une nourriture délicate et recherchée, étaient plutôt réservés aux seigneurs. Ces derniers les surtaxaient pour se les approprier, à l’exception de quelques fruits, comme les pommes et les poires.

Le pain du pauvre

Bowen de Vertelance raconte qu’à l’époque médiévale, les mendiants demandaient une obole, soit une pièce de monnaie, qui permettait d’acheter la ration quotidienne de pain.

Le frère Clovis explique comment on cuisait le pain: « Le pain peut être bouilli, certaines sortes de pâtes vont être bouillies, complètement immergées. D’autres seront, bien sûr, cuits dans des fours à pain. Mais l’accès à un four à pain est un privilège seigneurial. Donc, il faut être en bons termes avec son seigneur. »

Préparer l’hypocras

Notre équipe a aussi vu comment le frère Clovis préparait l’hypocras, le vin de bienvenue. Un vin épicé et sucré à la fois, qu’on offre aux invités de marque. On écrase les épices au pilon, on ajoute le mélange au vin, avec du miel.


L’apport en protéines

À l’époque médiévale, les protéines venaient surtout du poulailler et des produits laitiers. Était-ce suffisant pour être vraiment en forme? Le frère Clovis souligne qu’il y avait au menu, en plus des œufs, de la viande, des châtaignes, des noix et des amandes.

Le soir venu, toute cette joyeuse bande s’est retrouvée autour d’un bon repas chaud, préparé comme dans l’ancien temps.



 [Regardez le reportage]