Tout le monde en parlait, mardi 19 heures 30



L'animatrice Anne-Marie Dussault
Anne-Marie Dussault

UN RETOUR SUR DES DÉBATS QUI ONT PASSIONNÉ L’OPINION PUBLIQUE EN COMPAGNIE DES PERSONNALITÉS QUI LES ONT INCARNÉS
[ Archives - septembre 2008 ]

La réforme de l'éducation

(2 septembre 2008) - Le début des années 60 marque la fin du long règne de l’Union nationale de Maurice Duplessis, qu'on appelle aussi la « grande noirceur ». En éducation, le Québec tire dangereusement de l’arrière. Le système ne parvient pas à scolariser massivement les jeunes. Le Québec est la seule province à ne pas avoir de ministère de l’Éducation, car l’Église catholique a la mainmise sur tout le réseau d’enseignement.

Un jeune ministre libéral, Paul Gérin-Lajoie, décide de prendre le taureau par les cornes et de tout réformer. Son rêve : que tous les jeunes Québécois aient accès à tous les niveaux d’éducation. Pour y parvenir, il engagera une véritable partie de bras de fer avec les évêques, créera une Commission royale d’enquête sur l’enseignement, et mettra sur pied tout un nouveau réseau allant de la maternelle à l’université.

Cette révolution pas très tranquille bouscule, dérange et dérape aussi. Tout va trop vite. Dans les régions, les électeurs mécontents ne veulent plus des libéraux, qui perdront le pouvoir aux élections de 1966. Malgré la défaite, Paul Gérin-Lajoie considère avoir atteint son but : démocratiser l’enseignement.

Invités :

  • Paul Gérin-Lajoie, ministre libéral de 1960 à 1966
  • Soeur Ghislaine Roquet, enseignante et commissaire de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement au Québec (commission Parent)
  • Guy Rocher, sociologue, commissaire de la Commission Parent
  • Denis Vaugeois, historien et éditeur, fonctionnaire du ministère de l’Éducation sous Paul Gérin-Lajoie
  • Émile Robichaud, pédagoque, ancien directeur de l’école secondaire Louis-Riel, co-auteur du livre Adolescents en détresse


  • Journaliste : Françoise Stanton
    Réalisateur : Jean-François Woods



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