CAPSULE INFO

Voyez la plante, sa forme exprime les souvenirs vivants de toute l'évolution.

Rudolf Steiner



L'entrevue

 


Entrevue aux Mosaïcultures

«Comment faire une mosaïculture»

Réalisateur: Raymond Routhier
Journaliste: Yvon Leblanc

 

Yvon Leblanc a rencontré madame Nicole Camille Raymond sur le site des Mosaïcultures Internationales de Montréal.

Madame Raymond, qui est une des horticultrices en chef de l'organisation, donne des ateliers-conférences sur les techniques de fabrication des mosaïcultures.

Elle montre à notre animateur l'art de faire une mosaïculture en trois dimensions. Elle lui explique les techniques ancestrales utilisées en Chine, pays d'origine des mosaïcultures, ainsi que les deux techniques que privilégient les horticulteurs de Montréal, soit la technique lombrière et la technique avec treillis et mousse de sphaigne.

Toutes les mosaïcultures en trois dimensions sont faites à partir d'une sculpture d'acier, ce sont le reste des composantes qui diffèrent.

La majorité des mosaïcultures de Montréal sont faites à partir de la technique lombrière.

Technique lombrière : Structure d'acier, lombrière, terreau et les plants.

Madame Raymond présente également à Yvon Leblanc les différentes variétés végétales utilisées pour la réalisation des œuvres.

Voici les quatre variétés les plus courantes :

Santolinee, sédum, echeveria et alternanthera

La santoline.
On utilise deux variétés : la santoline verte (Santolina virens) et la santoline argentée (Santolina chamaecyparissus). Les santolines sont particulièrement appréciées pour leur volume très généreux permettant de jouer avec la taille afin de réaliser des mosaïcultures en relief.

Le sédum.
Très utilisé par les Chinois, le sédum tolère également très bien la taille. De volume moindre que la santoline, on les plantera plus rapprochés. Variété : Sedum Linearis ‘Variegata’.

L’echeveria.
Plante grasse de la famille des crassulas, l’echeveria ressemble à la joubarbe mais est considérée comme une annuelle. Elle est appréciée en mosaïculture car elle a peu tendance à avoir des rejets (il serait impossible de contrôler la joubarbe). On lui réserve plus d’espace à la plantation pour qu’elle puisse prendre du volume pendant la saison car elle ne se taille pas. Elle est souvent utilisée pour faire des bordures et des limites très précises. Variétés : Echeveria desmitiana ‘Glauca’ et Echeveria secunda ‘Glauca’.

L’alternanthera.
De feuillages très variés (forme, taille, couleur) selon les espèces, l’alternanthera offre des possibilités presque illimitées pour reproduire les motifs. Elle supporte bien la taille et a un bon volume, ce qui permet de jouer également avec le relief. Tolérant bien la mi-ombre, elle peut être utilisée à tous les endroits des mosaïcultures. Quelques variétés parmi les plus utilisées : Alternanthera sp. rouge à grosses feuilles, à petites feuilles ; Alternanthera sp. verte à grosses feuilles, à petites feuilles ; Alternanthera sp. brune à petites feuilles ; Alternanthera sp. ‘allumette jaune’ ; Alternanthera rosae ; Alternanthera sessilis rouge…

 

 

Hyperliens

Site officiel des Mosaïcultures Internationales de Montréal


 
Adaptation pour Internet : Marie-Claude Cleary
Conception graphique et intégration : Karine Boucher