• La vie des écureuils roux
• La fonte des glaciers

• La hausse des températures
• Invasion de scolytes
• De nouveaux locataires
• Dégel du pergélisol
• Nature ivre
• Un œil sur les tourbières et les glaces
• L’ours polaire en danger
:: Prévisions météorologiques difficiles
• Un changement difficile pour les Inuits
Consulter ici notre liste d'hyperliens
Chaos pour l’avenir
:: Prévisions météorologiques difficiles ::

David Barber occupe la chaire Arctic System Science du Canada. Ce spécialiste de la glace de mer à l’Université du Manitoba étudie la banquise depuis 1981. Pour lui, la réduction de la banquise est loin d’être un phénomène anodin qui ne concerne que quelques espèces. « Réduisez la banquise, rendez-la plus petite, et une grande masse d’énergie va commencer à s’échanger entre l’atmosphère et l’océan. On peut déjà en voir les effets. L’année où la banquise est réduite, il y a beaucoup plus de tempêtes sur l’océan Arctique et il y a beaucoup plus d’air chaud qui descend de l’Arctique vers les régions du sud. » Pour le Québec et les Maritimes, cela signifie un climat plus chaud, mais aussi plus humide, avec en prime des tempêtes de neige et de pluie verglaçante exceptionnelles.

Mais il y a en jeu des retombées encore plus sérieuses.

La calotte polaire agit comme un miroir et retourne dans l’espace 80 % des rayons du soleil, donc de la chaleur. Ce phénomène s’appelle l’albédo. Quand la banquise est fragmentée, l’albédo diminue. Et quand l’eau est complètement libre de glace, l’albédo chute à 20 %. En fait, l’eau accumule beaucoup plus de chaleur que la glace. Cette chaleur supplémentaire fait à son tour fondre la banquise : un cercle vicieux sans fin. C’est ce qui explique que la banquise s’effrite et que le phénomène s’accélère. La mise en circulation de cette chaleur supplémentaire fait maintenant craindre le pire. « Le Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique prévoit qu’en 2050, la banquise va diminuer au point où elle sera absente de l’hémisphère Nord pendant l’été. Elle se réduira à presque rien, sinon à un petit morceau. Si cette projection s’avère juste, c’est très significatif globalement. Cela va changer la façon d’interagir des océans, de l’Atlantique au Pacifique, en passant par l’océan Arctique, et ça aura des conséquences planétaires », déclare David Barber.

Journaliste : Mario Masson     Réalisatrice : Jeannita Richard
Adaptation pour Internet : Karine Boucher et Caroline Paulhus
Correction : Josée Bilodeau

© Radio-Canada.ca 2003

Retour à Radio-Canada Retour à Découverte Retour à Radio-Canada Retour à Découverte Retour à Radio-Canada Retour à Découverte L’ours polaire en danger Un changement difficile pour les Inuits