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Pour une spécialiste comme Lori Fussell, un des rares experts qui ose parler aux médias, parce qu'elle n'est pas sous contrat des constructeurs, la situation s'explique.

À son avis, la technologie des moteurs de motoneige n'a pratiquement pas changé depuis 20 ans, sauf pour augmenter la puissance. Et la raison en est bien simple : il n'y a pas eu de règlement antipollution pour les motoneiges au Canada comme au États-Unis. Pour un constructeur, il n'y a donc aucun intérêt, selon Fussell, à améliorer les émissions et augmenter le coût de la motoneige, s'il n'y a pas d'obligation à le faire.

En ce qui concerne le bruit, c'est un peu la même chose. Il existe bien une norme à respecter, 78 décibels, mais elle n'a pas changé depuis 23 ans. En fait, Bombardier, comme les autres constructeurs, garde ses modèles juste en-dessous de la norme, de façon à recevoir la note de passage, pas plus.

Selon les experts, on pourrait faire mieux : réduire au moins à 74 décibels le niveau sonore global. Mais pour Bombardier, ce n'est pas du tout la priorité.

Jean-Yves Leblanc : « Si on veut conserver à la motoneige son attrait, il est difficile de considérer passer à un niveau sonore aussi bas en terme de bruit et quand même procurer du plaisir. Parce que le plaisir d'un motoneigiste - pour la plupart - , c'est d'avoir un certain niveau sonore, de pouvoir écouter son moteur qui lui chante à l'oreille. »

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